Extension Factory Builder
12/12/2013 à 17:45
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Ousmane Sow, le 11 décembre 2013, après la cérémonie, à Paris. Ousmane Sow, le 11 décembre 2013, après la cérémonie, à Paris. © Vincent Fournier / J.A.

Mercredi 11 décembre, à Paris, le sculpteur sénégalais Ousmane Sow a été installé à l'Académie des beaux arts, dans la section membre associé étranger. Une cérémonie placée sous le signe de l'hommage à l'Afrique et à Nelson Mandela.

Le voilà sous la coupole ! Le 11 décembre 2013, le sculpteur sénégalais Ousmane Sow a été installé à l'Académie des beaux-arts, en tant que membre associé étranger, au fauteuil précédemment occupé par le peintre réaliste américain Andrew Wyeth. Connu pour ses séries de sculptures monumentales consacrées aux ethnies africaines (noubas, peuls, masaï, Zoulou) et comme modelés avec la terre même qui les a vu naître, l'artiste né à Dakar en 1935 s'est aussi intéressé aux Indiens d'Amérique. En 1999, lors de l'exposition qui popularisa son nom sur le pont des Arts, il présentait ainsi la bataille de Little Big Horn, grande victoire des indiens rassemblés par Sitting Bull et emmenés par Crazy Horse contre le lieutenant colonel George A. Custer, en 1876.

En marge du marché de l'art contemporain, mais exposé dans de grands musées comme le National Museum of African Art de Washington, Ousmane Sow travaille aujourd'hui à une série de sculptures consacrées aux grands hommes de sa vie : son père Moctar, bien entendu, mais aussi Nelson Mandela, Martin Luther King jr., Mohamed Ali ou encore Gandhi. En ces journées de deuil mondial, il était donc logique que l'artiste place aussi son discours sous l'égide de ses pères. "Mon élection du 12 avril 2011 a d'autant plus de valeur à mes yeux que vous avez toujours eu la sagesse de ne pas instaurer de quota racial, ethnique ou religieux pour être admis parmi vous, a-t-il déclaré.

>> Voir le diaporama de l'installation d'Ousmane Sow à l'Institut, le 11 décembre 2013

© Vincent Fournier/J.A.

"Je suis africaniste"

Comme mon confrère et compatriote sénégalais Léopold Sédar Senghor, élu à l'Académie française il y a trente ans, je suis africaniste. Dans cet esprit, je dédie cette cérémonie à l'Afrique toute entière, à sa diaspora, et aussi au grand homme qui vient de nous quitter, Nelson Mandela."

Habillé par le couturier Azzedine Alaïa, porteur d'une épée dont il avait lui-même réalisé le pommeau, le sculpteur ne s'est pas privé d'une petite pique personnelle. "Nous regrettons l'absence de monsieur le président Macky Sall, qui est là où tous les cœurs convergent depuis jeudi. J'aurais aimé lui dire que, comme ses prédécesseurs les présidents Abdou Diouf et Léopold Sédar Senghor, il est à nouveau en train de faire du Sénégal un pays qui compte sur la scène internationale, et que je suis conscient des efforts qu'il déploie sur le plan social. Pour cela, je suis à ses côtés." Cherchez le véritable absent...

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Sénégal

Coupe du monde de basket-ball : que peuvent faire les Africains ?

Coupe du monde de basket-ball : que peuvent faire les Africains ?

À partir du 30 août, trois équipes africaines participent à la Coupe du monde de basket-ball, en Espagne. Si les Américains sont favoris, et que les Espagnols espèrent également re[...]

RDC - Affaire Chebeya : plainte contre Mwilambwe confirmée au Sénégal

À la suite de la plainte déposée par la FIDH et les familles des victimes dans l'affaire Chebeya début juin, la justice sénégalaise a ouvert mardi une information judicaire à[...]

Assane Dioma Ndiaye : "La CREI viole les principes élémentaires des droits de la défense"

Le président de la Ligue sénégalaise des droits humains voit dans le procès du fils de l'ancien président un "règlement de comptes" orchestré par le régime[...]

Sénégal : colère sur le campus de Dakar

La tension qui régnait depuis des mois à l'université de Dakar est montée d'un cran, le 14 août, avec la mort d'un étudiant lors d'une intervention musclée des forces de[...]

Sénégal : la CREI refuse de laisser partir Bibo Bourgi

La Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) a refusé à l'homme d'affaires Bibo Bourgi, considéré comme le principal complice de Karim Wade, d'aller se faire soigner en France[...]

Sénégal : l'opposant Samuel Sarr arrêté pour offense au chef de l'État

L’opposant et ex-ministre sénégalais de l'Énergie Samuel Sarr, proche de l’ancien président Abdoulaye Wade, a été inculpé et emprisonné pour offense au chef de[...]

Architecture : pourquoi s'approprier l'héritage colonial est une bonne chose

L'héritage achitectural colonial a souvent été délaissé en Afrique. Mais la tendance commence à s'inverser.[...]

CPI : Botswana, Sénégal et Sierra Leone se disputent la présidence de l'Assemblée

L'Assemblée des États parties au statut de Rome doit être présidée par un État africain en 2015. Mais aucun des trois candidats en lice ne se désiste pour un autre.[...]

Tragédie de Thiaroye : réponse à Julien Fargettas

Armelle Mabon est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Bretagne-Sud. Elle apporte ici ses commentaires à la lettre ouverte de Julien Fargettas au président de [...]

Sénégal : poussée de fièvre politico-militaro-judiciaire

Affaires Karim Wade, Abdoulaye Baldé ou Aissata Tall Sall : le thermomètre politico-judiciaire sénégalais indique une température singulièrement élevée. Et voilà que[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Buy VentolinBuy Antabuse Buy ZithromaxBuy Valtrex