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14/10/2013 à 12:30
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Wadii Essafi était né en 1921 dans une famille chrétienne du Liban. Wadii Essafi était né en 1921 dans une famille chrétienne du Liban. © DR

Le chanteur libanais Wadii Essafi est décédé à Beyrouth à l'êge de 62 ans. Il était la dernière grande figure historique de la chanson arabe.

Le rossignol du Liban ne chantera plus, au grand dam des mélomanes. Wadii Essafi (de son vrai nom Nahid Francis) a rendu l'âme, vendredi 11 octobre, chez son fils Tony à Mansourieh, dans les faubourgs de Beyrouth. Il avait 92 ans. Considéré à juste titre comme l'une des montagnes du Liban, l'immense chanteur avait une voix exceptionnelle saluée en son temps par le grand Mohamed Abdelwahab. Né en 1921 dans une famille chrétienne, il fut initié aux chants montagnards, aux "atabas" et "mawawils" dès son plus jeune âge.

Il fera plus tard la connaissance des frères Rahabani, de Philmon Wahbi ou de Halim Erroumi, donnant naissance à des chansons inoubliables. Il recourut également aux services de Farid Latrache et de Abdelwahab qui lui composèrent respectivement "Aalallah" et "Aandek bahria". Il excellait aussi dans les duos mémorables avec Fayrouz, Sabah, Najwa Karam et, à Carthage, avec le Tunisien Mohamed Jebali.

Sillonnant les cinq continents depuis 50 ans pour propager sa musique, Wadii Essafi avait des passeports libanais, égyptien, français et brésilien (les trois derniers offerts par leurs États respectifs) pour ses services à la culture. Il était détenteur aussi d'un bouquet de décorations présidentielles, dont l'une émanait du "Combattant suprême" (Habib Bourguiba), comme il aimait lui-même l'appeler. Son péché mignon était le couscous à la tète de mérou. Le dernier dinosaure de la chanson arabe nous quitte mais ne nous laisse pas seuls : il nous lègue... 3 000 chansons !

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