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16/08/2013 à 19:32
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L'avocat est décédé le 15 août 2013. L'avocat est décédé le 15 août 2013. © AFP

Jacques Vergès est mort le 15 août. Célèbre en France et dans le monde pour avoir été le défenseur de l'indéfendable, mais célébré comme un brillant avocat, il a également connu ses heures de gloire et d'ombres en Afrique. Jeune Afrique vous propose de revenir sur les principales « histoires africaines » de ce « serial plaideur », adepte du mystère et de la contradiction.

Jeudi 15 août 2013, jour de célébration de l'Assomption de la Vierge, Jacques Vergès, 88 ans, a lui aussi pris le chemin des cieux. Ami de Pol Pot, défenseur de Klaus Barbie, ce « salaud lumineux » (surnom qu'il s'était lui-même donné) s'est plu toute sa vie à plaider pour le meilleur et pour le pire avec la même verve et le même amour de la justice. Habité par un anticolonialisme viscéral, Me Vergès deviendra célèbre en défendant les membres du FLN algérien en 1957. Plus tard, il surprendra son monde en défendant les présidents Omar Bongo Ondimba, Idriss Déby Itno et Denis Sassou Nguesso. 

L'histoire de Jacques Vergès et l'Afrique commence à la Réunion quand, à l'âge de 10 ans, le futur avocat fait la connaissance d'Abdelkrim al-Khattabi, résistant marocain pendant la guerre du Rif. Impressionné par ce dernier, le jeune Vergès lui doit sans doute ses premiers émois révolutionnaires et anticolonialistes.

Plus tard, après avoir combattu dans la Résistance aux côtés du Général de Gaulle et des Forces françaises libres (FFL) puis obtenu le barreau, il propose ses services aux avocats qui défendent le Front de libération nationale (FLN) en Algérie, en 1957. C'est à ce moment-là qu'il tombera « amoureux des Algériens » - qui lui donneront le surnom de « Mansour » (le victorieux) - et luttera corps et âme pour leur indépendance.
Séduit par la jeune militante Djamila Bouhired, il se bat pour obtenir la grâce de celle qu'il épousera après le renversement de Ben Bella, en 1965. Inscrit au barreau d'Alger, il assure plus tard la défense de militants palestiniens à la demande d'Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des Affaires étrangères.

Après avoir disparu pendant 8 ans, de 1970 à 1978, l'avocat refait surface et se plaît à défendre des personnalités contestées, voire honnies, parmi lesquelles des  « grandes » figures du continent.

Cliquez sur les miniatures, ci-dessous, pour lire les épisodes marquants de l’histoire de Jacques Vergès avec l’Afrique.

 

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