Extension Factory Builder
13/08/2013 à 12:46
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
L'article 37 de la Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. L'article 37 de la Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. © Olivier Morin/AFP

Le chef de l'État, Blaise Compaoré, a suspendu le projet de création du Sénat, a indiqué, lundi 12 août, la présidence du Burkina Faso. Il était soupçonné par l'opposition de vouloir modifier la Constitution afin de briguer un nouveau mandat en 2015.

La réforme qui divise le Burkina Faso attendra. Selon un communiqué de la présidence, daté du lundi 12 août, Blaise Compaoré a décidé de suspendre le processus de mise en place du Sénat.

"Au regard des controverses et préoccupations relatives à la création du Sénat qui traversent les différentes composantes de la société burkinabè", le chef de l'État a demandé au Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, "de convoquer le comité de suivi et d’évaluation" des reformes politiques, indique le communiqué. "Un rapport d’étape circonstancié sur le processus d’opérationnalisation du Sénat avec des recommandations et propositions" est attendu au plus tard le 31 août.

>>>> Lire aussi : Les Burkinabè contre le projet de Sénat de Compaoré

Voté le 21 mai par l’Assemblée nationale mais pas encore promulgué, le texte législatif relatif à l'installation de la chambre haute est vivement dénoncé par l’opposition. Réunis derrière l’Union pour le progrès et le changement (UPC) de Zéphirin Diabré, les adversaires de Blaise Compaoré manifestent régulièrement pour demander le retrait de la réforme. Ils dénoncent notamment le coût qu’engendrerait sa mise en place - entre 3 et 5 milliards de F CFA (entre 4,5 et 7,6 millions d'euros) par an pendant les premières années. L’opposition est surtout persuadée que le chef de l'État, arrivé au pouvoir en 1987, cherche à faire modifier l'article 37 de la Constitution - qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs.

Pour le moment, Blaise Compaoré reste secret sur ses intentions. Mais s'il souhaite se représenter en 2015, il devra recourir à un référendum ou, si le Sénat est finalement créé, obtenir le vote du Congrès (Assemblée nationale et Sénat). « Le Congrès disposera certainement d'une majorité qualifiée que le pouvoir n'a pas actuellement avec la seule chambre basse », s’inquiétait en juin Louis-Armand Ouali, député de l’UPC.

Car si la réforme prévoit qu’une majorité des sénateurs (60 sur 89 membres) seront issus des collectivités territoriales (39 élus) et de la société civile (21 représentants des autorités coutumières et religieuses, du patronat, des travailleurs et de la diaspora), les 29 restants devraient être nommés directement par le chef de l’État.

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Burkina Faso

Fespaco : l'imbroglio 'Timbuktu'

Fespaco : l'imbroglio "Timbuktu"

Le film "Timbuktu", qui a raflé sept prix lors de la dernière cérémonie des Césars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Abderrahmane Sissako, sera-t-il [...]

Cinéma : le Fespaco dans l'ère numérique

Alors que le pouvoir burkinabè a changé de mains, le principal festival de cinéma du continent change de patron et évolue... dans la continuité.[...]

Afrique francophone : chef de l'opposition, un statut à double tranchant

Plusieurs pays d'Afrique francophone ont adopté un statut officiel de "chef de file de l'opposition". D'autres ont voté des textes mais attendent toujours la désignation de leur opposant en chef.[...]

Diaporama : les "stars" de la 24e édition du Fespaco

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) ouvre ses portes le 28 février au Burkina-Faso. De nombreuses personnalités du monde de la culture sont attendues[...]

Fespaco : le film "Timbuktu" d'Abderrahmane Sissako retiré de la compétition officielle

Le film franco-mauritanien "Timbuktu", sept fois récompensé aux Césars, devait être retiré mercredi de la compétition officielle de la 24e édition du Festival panafricain[...]

Sexe, mensonge, pouvoir : la trilogie infernale

Du Français Dominique Strauss-Kahn au Malaisien Anwar Ibrahim, on ne compte plus les responsables politiques dont les moeurs débridées, ou supposées telles, ont brisé la carrière.[...]

Michel Kafando : "Ce ne sont pas les militaires qui commandent" au Burkina

On croyait Michel Kafando, le président de la transition du Burkina, condamné à jouer les seconds rôles en attendant les élections. C'est pourtant son Premier ministre, le[...]

Burkina - Michel Kafando : "La rue est toujours pressée"

Pour la première fois depuis sa nomination au poste de président de la transition, Michel Kafando s'est confié à "Jeune Afrique". Un entretien exclusif à retrouver dans le n°2823,[...]

Burkina Faso : voici pourquoi Djibrill Bassolè peut (ou pas) devenir président

L'ancien chef de la diplomatie de Blaise Compaoré est pressenti pour être candidat à l'élection présidentielle du 11 octobre prochain. Voici ce qui pourrait le faire gagner, mais aussi le faire [...]

Burkina : face à la garde présidentielle, Zida a eu chaud !

En conflit ouvert avec le régiment de sécurité présidentiel (RSP) - dont il est issu - depuis plus d'un mois, le Premier ministre burkinabè a failli perdre son poste la semaine dernière.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130813114933 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130813114933 from 172.16.0.100