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05/07/2013 à 10:32
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Des hommes en armes devant le ministère libyen de la Justice à Tripoli, le 30 avril 2013. Des hommes en armes devant le ministère libyen de la Justice à Tripoli, le 30 avril 2013. © AFP

Depuis le 2 juillet, le ministère libyen de l'Intérieur est occupé par un groupe armé qui réclame la dissolution de la Haute commission de sécurité (HCS), une force d'ex-rebelles relevant du ministère.

Un groupe armé a placé, depuis le 2 juillet, des monticules de sable devant l'entrée du ministère libyen de l’Intérieur, situé sur la route de l'aéroport de Tripoli. Il a également positionné au moins un pick-up équipé d'un canon anti-aérien devant le siège du ministère, désormais bouclé. Objectif : exiger la dissolution de la Haute commission de sécurité (HCS), créée par les autorités de transition au lendemain de la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en octobre 2011, pour assurer la sécurité en Libye.

Le ministère de l'Intérieur, dont relève la HCS, a condamné dans un communiqué publié mercredi soir l'attaque contre son siège par « une brigade baptisée al-Sawaegh dépendant du ministère de la Défense », appelant les assaillants « à faire preuve de sagesse (...) et de rejeter l'usage de la force ». Il a précisé que « le groupe armé s'était introduit [le 2 juillet au soir] dans les bâtiments, demandant au personnel de quitter les lieux et menaçant d'utiliser les armes. Ils ont fermé les entrées du ministère avec des monticules de sable avant de fermer les portes avec des chaînes ».

« La force d'intervention du ministère de l'Intérieur est intervenue provoquant des échanges de tirs avec le groupe armé au cours duquel deux policiers ont été blessés », précise le ministère qui indique que « les assaillants sont revenus pour arrêter huit agents de sécurité ».

Selon le communiqué, les assaillants ont « amené le directeur de cabinet du ministre avant de le relâcher » quelques heures plus tard.

Le cas HSC

La HSC, dont les assaillants exigent la dissolution, est composée d'ex-rebelles aux différentes idéologies et obédiences, ayant combattu le régime déchu. En décembre, les autorités avaient décidé de la dissoudre et d'intégrer ses membres dans les différents corps de police. Mais cette décision a été rejetée par les ex-rebelles.

Ces « révolutionnaires », considérés comme des héros en 2011 mais qui n'hésitent pas désormais à recourir aux armes pour défendre leur existence ou leurs intérêts, sont devenus incontrôlable et sont accusés d'être la source de tous les maux du pays.

La semaine dernière, des affrontements meurtriers ont opposé un groupe originaire de la ville de Zentan (ouest) à une brigade de la HCS dans le quartier d'Abou Slim près du centre de Tripoli.

(Avec AFP)

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