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13/06/2013 à 09:28
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Réunion entre Dioncounda Traoré et Pierre Buyoya (2e à droite), à Bamako, le 12 juin 2013. Réunion entre Dioncounda Traoré et Pierre Buyoya (2e à droite), à Bamako, le 12 juin 2013. © AFP

À Bamako, d'intenses tractations ont échoué, le 12 juin, à convaincre le pouvoir malien de signer le compromis accepté par les rebelles touaregs occupant Kidal, en vue de la présidentielle de juillet. La signature d’un accord devrait prendre encore plusieurs jours.

Finalement, il n’y aura pas d’accord entre le gouvernement malien et les rebelles touaregs qui occupent Kidal, dans la partie nord du pays. Du moins, la signature ne se fera pas cette semaine comme l’espérait la médiation burkinabè. Même les diplomates et partenaires internationaux (ONU, Afrique de l'Ouest, Union européenne, France, entre autres) qui se sont dépêchés, le 12 juin, à Bamako n’ont pas réussi à convaincre le président malien de la transition, Dioncounda Traoré.

« Nous avons l'espoir d'aboutir dans quelques jours à un accord », a tenté de rassurer Pierre Buyoya, chef de la force africaine déployée au Mali (Misma), à la sortie d’une longue discussion de six heures avec le chef de l’État malien.

Cet accord doit permettre un retour de l'armée malienne dans la ville de Kidal (nord-est), auparavant refusé par les mouvements armés touaregs, dans la perspective de la présidentielle prévue le 28 juillet dans tout le Mali, une élection jugée cruciale par la communauté internationale.

Nous allons poursuivre les négociations à Ouagadougou.

Le chef de la diplomatie burkinabè, Djibrill Bassolé, et ses soutiens avaient fait cette visite impromptue, mercredi, dans la capitale malienne pour tenter d'arracher le feu vert de Bamako au compromis conclu avec les rebelles touaregs, issu des négociations menées avec des émissaires des deux camps depuis le weekend dernier à Ouagadougou.

La signature de l'accord entre la délégation des autorités maliennes, conduite par l'ex-ministre Tiébilé Dramé, et la délégation conjointe touarègue du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), était initialement attendue mardi dans la capitale du Burkina Faso.

« Dès [jeudi], nous allons poursuivre les négociations à Ouagadougou », a indiqué le chef de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). Selon lui, l'entretien mené avec le président Traoré n'avait « pas du tout pour but de signer un document » le jour même. Pourtant beaucoup, y compris le chef de la diplomatie française Laurent Fabius - qui soutenait le « bon texte » mis au point - espéraient bel et bien l'épilogue pour ce mercredi. « Toutes les parties ont décidé de faire un effort pour aboutir à une paix globale », a ajouté l'ancien président burundais.

 À lire aussi : "Le général Jean-Bosco Kazura, un Rwandais aux commandes de la Minusma"

Blocage

Selon des participants, si des avancées ont pu être enregistrées, les négociations bloquent toujours en particulier, du côté des autorités maliennes, sur le cantonnement et le désarmement des rebelles.

Les groupes touaregs désarmer leurs éléments seulement une fois un accord final signé avec les autorités maliennes légitimes installées après la présidentielle, et conférant un « statut particulier » à l'Azawad, terme par lequel les autonomistes désignent la région septentrionale du Mali. Mais, les autorités maliennes considèrent que le désarmement doit se faire dans la foulée du regroupement des combattants.

Les discussions achoppent également sur la question des mandats d'arrêt lancés par la justice malienne contre des chefs du MNLA : ce mouvement en réclame la levée, mais Bamako y tient au nom de la lutte contre l'impunité. « On ne peut pas passer sous silence tous les crimes commis par les groupes armés », a expliqué un officiel malien.

(Avec AFP)

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