Extension Factory Builder
16/05/2013 à 18:37
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
G.G. Vikey a su traversé les époques et les frontières. G.G. Vikey a su traversé les époques et les frontières. © DR

Décédé à l’âge de 69 ans à Cotonou, cet auteur béninois de succès populaires s’est fait connaître à travers toute la sous-région par ses ballades dont certaines ne sont pas encore passées de mode.

« Il est mort, le salaud de Vikey est mort, hi hi… » Ces paroles d’autodérision sont de l’intéressé lui-même. Sans doute en référence à la joie que pourraient ressentir tous ses détracteurs à la nouvelle de son décès. C’était il y a plus de 30 ans, alors que son titre provocant « Attention, surveillez vos femmes » irritait encore le genre masculin. Aujourd’hui, il fait partie du patrimoine musical ouest-africain et l’annonce de sa mort, mercredi 15 mai à Cotonou, suscite plutôt des commentaires éplorés de toutes parts. Au terme d’une longue maladie qui avait nécessité une évacuation en France en 2010, Gustave Gbénou Vikey,  plus connu sous son nom de scène G. G. Vikey, est décédé dans son pays natal.

Indémodable

Sa chanson la plus célèbre, « Vive les mariés », sortie en 1969 est connue de générations entières, au point d’être devenue presque indissociable des cérémonies de mariage à Abidjan, Ouagadougou ou Cotonou. Trente-quatre années plus tard, le morceau nullement démodé lui a même valu le « Kundé d’or », trophée de la musique au Burkina Faso. Une récompense venue prouver que l’artiste avait traversé durablement le temps et les frontières. Auteur, chanteur, compositeur, celui qui se surnommait lui-même « le chantre de la négritude » était apprécié pour sa voix aigrelette et ses ballades joyeuses et entraînantes qui ont fait danser une bonne partie du continent.

Un clip de son plus grand succès, tourné dans les années 2000, le montrait déjà considérablement vieilli et affaibli, mais toujours prêt à danser. Curieusement, le thème de la mort revenait avec insistance dans ses chansons, comme dans l’onirique « Vikey au Paradis » qui dit ceci :

« Gentleman Vikey, après avoir quitté la terre, s’est rendu tout droit au royaume des Cieux. Des cris de joie saluèrent son arrivée, tel fut le rêve que je fis au cours d’une nuit… » Beaucoup espèrent qu’il a vu juste.

________

Abdel Pitroipa

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Burkina Faso

Cinéma : rétropédalage du Fespaco qui maintient 'Timbuktu' en compétition officielle

Cinéma : rétropédalage du Fespaco qui maintient "Timbuktu" en compétition officielle

Après la tempête médiatique déclenchée par la décision des organisateurs de retirer Timbuktu de la compétition officielle de la 24e édition du Fespaco, le ministre burkinab&eg[...]

Kabila, Ouattara, Bouteflika, Biya... Quels sont les diplômes de vos présidents ?

Votre président a-t-il le baccalauréat ? Un master ? À-t-il étudié l’économie ou le droit ? En France ou en Chine ? Toutes les réponses avec notre jeu interactif.  [...]

Fespaco : l'imbroglio "Timbuktu"

Le film "Timbuktu", qui a raflé sept prix lors de la dernière cérémonie des Césars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Abderrahmane Sissako, sera-t-il [...]

Cinéma : le Fespaco dans l'ère numérique

Alors que le pouvoir burkinabè a changé de mains, le principal festival de cinéma du continent change de patron et évolue... dans la continuité.[...]

Afrique francophone : chef de l'opposition, un statut à double tranchant

Plusieurs pays d'Afrique francophone ont adopté un statut officiel de "chef de file de l'opposition". D'autres ont voté des textes mais attendent toujours la désignation de leur opposant en chef.[...]

Diaporama : les "stars" de la 24e édition du Fespaco

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) ouvre ses portes le 28 février au Burkina-Faso. De nombreuses personnalités du monde de la culture sont attendues[...]

Fespaco : le film "Timbuktu" d'Abderrahmane Sissako retiré de la compétition officielle

Le film franco-mauritanien "Timbuktu", sept fois récompensé aux Césars, devait être retiré mercredi de la compétition officielle de la 24e édition du Festival panafricain[...]

Sexe, mensonge, pouvoir : la trilogie infernale

Du Français Dominique Strauss-Kahn au Malaisien Anwar Ibrahim, on ne compte plus les responsables politiques dont les moeurs débridées, ou supposées telles, ont brisé la carrière.[...]

Michel Kafando : "Ce ne sont pas les militaires qui commandent" au Burkina

On croyait Michel Kafando, le président de la transition du Burkina, condamné à jouer les seconds rôles en attendant les élections. C'est pourtant son Premier ministre, le[...]

Burkina - Michel Kafando : "La rue est toujours pressée"

Pour la première fois depuis sa nomination au poste de président de la transition, Michel Kafando s'est confié à "Jeune Afrique". Un entretien exclusif à retrouver dans le n°2823,[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130516180610 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130516180610 from 172.16.0.100