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29/04/2013 à 09:30
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Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, le 14 janvier à Alger. Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, le 14 janvier à Alger. © AFP

Le débat sur les capacités à gouverner d'Abdelaziz Bouteflika s'enflamme en Algérie, au lendemain d'un nouveau problème de santé du chef de l'État. Celui-ci est hospitalisé depuis samedi soir à Paris, à la suite d’un accident vasculaire cérébral.

Mis à jour le 29/04 à 10h50

Il y a le discours officiel, et ses répercussions médiatiques. « À la suite de l'accident ischémique transitoire sans séquelles que le président de la République Abdelaziz Bouteflika a subi hier (samedi), les explorations médicales complémentaires, effectuées à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris, ont confirmé que son état de santé ne suscitait aucune inquiétude », a annoncé, dimanche 28 avril le cabinet du Premier ministre, dans un communiqué cité par l'agence de presse APS.

« Cela étant, les activités officielles continueront à se dérouler normalement », a ajouté la même source. Plus tôt, un des responsables de l'établissement d'Alger où a été soigné Abdelaziz Bouteflika avant son transfert en France, le professeur Rachid Bougherbal, avait indiqué que son état de santé évoluait « bien », et qu'il n'avait subi « aucune lésion irréversible » pendant l'accident ischémique transitoire, un type mineur d'AVC, dont il a été victime samedi.

Le chef de l'État doit « compléter » son bilan et « récupérer un peu de la fatigue occasionnée par cette affection », a préciser le professeur Bougherbal. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a dit « souhaiter le rétablissement » de M. Bouteflika qui, « en tant que président de l'Algérie, est un ami de la France ».

Succession

Mais dans la presse algérienne, l'hospitalisation du chef de l'État rouvre le débat sur sa succession éventuelle en 2014. Pour le quotidien Liberté, « l'idée même de rendre publique cette information est en soi un choc médiatique », signe que « la présidence de la République a jugé, pour cette fois, que l'incident était assez sérieux pour ne pas le cacher aux Algériens ». « L'annonce hier de son hospitalisation confirme tout haut ce que tous les Algériens d'en bas soupçonnaient : le président est bien malade », renchérit le journal El Watan.

« La santé du président Bouteflika devient désormais un vrai souci pour vendre un 4e mandat », poursuit El Watan, alors que Le Soir d'Algérie se demande même si le président sera « en mesure d'assurer ses fonctions jusqu'à la fin de son mandat ».

Pour Rachid Grim, un politologue cité par El Watan, « la question d'un quatrième mandat ne se posera plus ». « C'est fini. Il affirme que les décideurs ont déjà pensé à ce cas de figure et qu'il (ne serait) pas étonnant qu'ils nous sortent du chapeau une personne qu'ils auraient préparée et aurait fait l'objet de négociations (...), le futur candidat passera comme une lettre à la poste. »

Bouteflika, 76 ans, avait déjà été opéré fin 2005 d' « un ulcère hémorragique à l'estomac », à l'hôpital du Val-de-Grâce, a souligné Alger. Un an après, le président lui-même avait affirmé avoir été « très, très malade », mais s'en être « sorti de manière absolument fabuleuse ». Depuis cette hospitalisation, la moindre absence de M. Bouteflika, devenu chef de l'État en 1999, fait l'objet de nombreuses conjectures sur sa santé, la communication officielle étant mise en doute, comme encore dimanche dans la presse algérienne. Dans ce contexte, les rumeurs de décès sont nombreuses.
 

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