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25/04/2013 à 16:41
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Le Conseil de sécurité des Nations unies lors d'un vote, le 7 mars 2013 à New York. Le Conseil de sécurité des Nations unies lors d'un vote, le 7 mars 2013 à New York. © AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé, jeudi 25 avril, la création d'une force de 12 600 Casques bleus chargés de maintenir la paix dans le nord du Mali. Ils seront déployés au 1er juillet prochain, si les conditions de sécurité le permettent.

Après l’intervention des militaires français et africains contre les groupes islamistes armés, place aux Casques bleus. Jeudi, le conseil de sécurité de l’ONU a autorisé le déploiement d’une mission de maintien de la paix au Mali pour stabiliser le nord du pays. Cette Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) prendra le relais de la Misma (force panafricaine) actuellement sur le terrain. Si les conditions de sécurité le permettent, elle sera déployée au 1er juillet prochain pour une période initiale de douze mois.

« Dans les 60 jours à venir, le Conseil devra déterminer si la sécurité sur le terrain est suffisante », indique la résolution, mise au point par la France et adoptée à l'unanimité.

La Minusma comprendra au maximum 11 200 soldats et 1 440 policiers, dont des bataillons de réserve capables de se déployer rapidement. Le texte autorise « les troupes françaises (...) à intervenir en soutien à des éléments de la Minusma en cas de danger grave et imminent les menaçant et à la demande du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon ».

La Minusma épaulée par les Français

Un millier de soldats français doivent rester au Mali pour contrer une éventuelle guérilla des groupes islamistes armés. L'armée française dispose aussi de bases arrières au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Tchad.

Le contingent français au Mali va progressivement passer de 3 850 soldats aujourd'hui à 2 000 en juillet et un millier fin 2013. Au plus fort de l'opération Serval, lancée le 11 janvier, près de 4 500 militaires étaient présents au Mali.

La Minusma n'aura pas pour mission la lutte antiterroriste mais devra stabiliser les centres urbains essentiels, particulièrement dans le Nord, et empêcher un retour d'éléments armés dans ces zones. Les Casques bleus devront aussi protéger les civils et le patrimoine culturel tout en contrôlant le respect des droits de l'Homme.

Ils aideront aussi les autorités maliennes à instaurer un dialogue politique national et à organiser des élections libres, équitables et transparentes. Ils devront enfin  promouvoir la réconciliation avec les Touaregs du Nord. Un représentant spécial de l'ONU pour le Mali sera nommé pour diriger la Minusma, le Néerlandais Bert Koenders, actuel patron de l'Onuci en Côte d'Ivoire, fait figure de favori.
 

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