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04/04/2013 à 12:03
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Laurent Gbagbo (c) devant la CPI à La Haye, le 19 février 2013. Laurent Gbagbo (c) devant la CPI à La Haye, le 19 février 2013. © AFP

Dans son dernier rapport rendu public jeudi 4 avril, Human Rights Watch (HRW) épingle la Cour pénale internationale (CPI) et les autorités judiciaires ivoiriennes, qui n'ont jusque là poursuivi que des pro-Gbagbo dans le cadre de la crise postélectorale de 2010-2011.

« L'approche à sens unique adoptée par la CPI [Cour pénale internationale] a légitimé la mise en œuvre de la même approche par les autorités judiciaires ivoiriennes et porté atteinte à l'image en Côte d'Ivoire de la CPI en tant qu'institution impartiale ». Dans son dernier rapport de 82 pages, intitulé « Transformer les discours en réalité : l'heure de réclamer des comptes pour les crimes internationaux graves perpétrés en Côte d'Ivoire » et rendu public jeudi 4 avril, Human Rights Watch (HRW) n’épargne ni la CPI, ni les autorités ivoiriennes.

Pour HRW, si le chef de l'État ivoirien Alassane Ouattara clame régulièrement son refus de « l'impunité » et d'une « justice des vainqueurs », il n'a pas jusqu'à présent démontré son intention d'inquiéter ceux qui l'ont porté au pouvoir. À Abidjan, sur « plus de 150 personnes qui ont été inculpées pour des crimes perpétrées lors des violences postélectorales, aucun des inculpés ne provient des forces pro-Ouattara », souligne le rapport d'HRW, relevant « les efforts inégaux déployés par la Côte d'Ivoire pour réclamer des comptes aux responsables des crimes internationaux graves » commis pendant la période.

Dangereux héritage

« Si la Côte d'Ivoire veut rompre avec son dangereux héritage qui permet aux personnes proches du gouvernement d'être à l'abri de la justice, il faut qu'elle engage des poursuites crédibles à l'encontre des responsables de crimes appartenant aux deux camps impliqués dans le conflit postélectoral », avertit l'ONG.

HRW le répète, la CPI a « légitimé » la mise en place d'une justice « partiale » contre l'ex-président Laurent Gbagbo et ses proches. L'organisation de défense des droits de l'Homme souligne que la Cour n'a délivré publiquement que deux mandats d'arrêt, à l'encontre de Laurent Gbagbo et de son épouse Simone, tous deux accusés de crimes contre l'humanité pendant les violences postélectorales de 2010-2011.

HRW appelle ainsi la CPI « à rapidement enquêter sur les crimes commis par des individus appartenant au camp (du président Alassane) Ouattara » pour rétablir sa « légitimité ».

(Avec AFP)
 

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