Extension Factory Builder
02/04/2013 à 21:13
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Mustapha El Haddaoui a 46 sélections au compteur et deux participations en coupe du monde. Mustapha El Haddaoui a 46 sélections au compteur et deux participations en coupe du monde. © DR

La défaite du Maroc en Tanzanie (1-3, le 24 mars) en qualifications pour la Coupe du monde 2014 continue de provoquer des remous. Si l’ancien sélectionneur Abdelkhalek Louzani estime qu’il faut changer les structures, l’ex-international et président du syndicat des joueurs depuis 2007, Mustapha El-Haddaoui, appelle au départ de Rachid Taoussi, le coach des Lions de l’Atlas.

Les nerfs sont à vif au Maroc. L’échec de la sélection nationale en Tanzanie, à peine deux mois après une élimination au premier tour de la CAN 2013, a un peu plus crispé l’atmosphère. Environ six mois après sa nomination à la tête des Lions de l’Atlas, Rachid Taoussi voit sa situation devenir difficilement tenable, alors qu’une assemblée générale de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) est prévue courant avril.

Mustapha El-Haddaoui, ancien international (46 sélections), ancien entraîneur du Maghreb de Fès et ex-sélectionneur des Lions locaux (2010), et président du syndicat des joueurs depuis 2007, affirme sans détours que le moment est venu de se séparer de Taoussi. « Il a brûlé ses cartouches. Il met minable le foot marocain, et ça ne peut plus durer !  Il doit partir ! »

L’ancien milieu de terrain de Saint-Etienne, Nice et Lens, qui a participé à deux Coupes du Monde avec son pays (1986, 1994) a beaucoup de choses à reprocher au successeur d’Eric Gerets. « Il est complètement perdu. Il n’ya aucune cohérence dans ce qu’il fait. Après le match en Tanzanie, il a violemment chargé les joueurs. Mais qui fait la liste ? C’est bien lui, non ? Il change sans arrêt d’équipe. Ou alors, quelqu’un lui impose ses choix. Il a retenu des joueurs qui évoluent au Maroc, et qui n’ont quasiment aucune expérience internationale. Il les a grillés ! J’avais de la peine pour eux. »

Problème de communication

Bouillant, El-Haddaoui s’étonne des choix tactiques de Taoussi, coupable à ses yeux d’avoir laissé trop longtemps sur le banc de touche de Dar-es-Salam Nordin Amrabat (Galatasaray Istanbul, TUR) et Youssef El Arabi (Grenade, ESP).

« Ce sont des joueurs qui évoluent dans de bons championnats, meilleurs que celui du Maroc, et ils ne rentrent qu’à la fin du match. Techniquement, tactiquement, Taoussi fait n’importe quoi, et son staff technique est trop inexpérimenté. En Tanzanie, la prestation de la sélection a été minable, et il n’assume pas ses erreurs. Il n’a pas de courage, et il ne supporte pas d’être critiqué, hormis par quelques anciens sélectionneurs. Et en plus, sa communication n’est pas bonne. » De fait, Jeune Afrique a multiplié ces derniers mois - et pas plus tard que le 26 mars - les demandes d’interview de Taoussi (et d’Eric Gerets auparavant) auprès du service presse de la fédération… sans succès.

Refonte du football marocain

L’un des anciens coaches du Maroc, Abelkhalek Louzani, plaide de manière plus nuancée pour une refonte des bases du football marocain (comme d'ailleurs Abdessalam Ouaddou). « À l’heure actuelle, aucun sélectionneur, même le meilleur, ne pourrait réussir. Il faut une vraie formation des jeunes et des cadres, une vraie direction technique nationale et un championnat un peu plus vendable. Les clubs, la fédération doivent jouer leur rôle. C’est plus une question de savoir-faire que de volonté », explique-t-il.

El-Haddaoui ne contredit pas ce point de vue. Mais pour lui, la première urgence est de se séparer de Taoussi. « Cela ne sert à rien de s’entêter. Il faut nommer quelqu’un d’autre rapidement, pour préparer la suite des qualifications et surtout la CAN 2015. Pourquoi pas Badou Zaki [ex-coach des Lions de 2002 à 2006, et dont le nom revient, NDLR], qui fait du bon travail avec le WAC Casablanca, et qui connaît bien la maison ? » suggère-t-il.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Maroc

Hanane Lamgharraze : la mariée était en blanc

Hanane Lamgharraze : la mariée était en blanc

Jeune patronne d'Oriental Wedding, cette créatrice propose ses caftans aux Franco-Maghrébines à la recherche de robes de mariage traditionnelles... et modernes.[...]

Immunité routière pour diplomates africains à New-York ?

Les Africains occupent une place de choix dans le classement des diplomates qui paient le moins leurs contraventions à New-York.[...]

Maroc : pour "l'enfant sans visage", l'espoir renaît grâce à des médecins australiens

Né défiguré suite à une complication prénatale empêchant ses os de se former normalement, le petit Marocain de trois ans surnommé "l'enfant sans visage" va enfin pouvoir[...]

Maroc : Jamal Benomar... militant un jour, militant toujours

Des rangs de l'extrême gauche marocaine au monde feutré de l'ONU en passant par Amnesty, l'envoyé spécial de Ban Ki-moon au Yémen n'a jamais transigé avec ses convictions.[...]

"Bodybuilder" : surprenant Roschdy Zem !

Jamais là où on l'attend, avec "Bodybuilder", l'acteur réalise un troisième film attachant. Et aborde avec originalité l'univers du culturisme et les relations père-fils.[...]

Maroc : Bouchta Charef lâché par son épouse

L'épouse de Bouchta Charef, célèbre jihadiste marocain détenu à Tétouan, a livré un témoignage remettant en cause les accusations de mauvais traitements portées par[...]

Vilains barbus et belles barbantes

Au cliché des arabes jihadistes, les belles orientales opposent des concours de Miss toujours plus nombreux. Avec plus ou moins de pertinence…[...]

Maroc : Farid Belkahia, dernier trait de pinceau

Le doyen de l'art moderne marocain, Farid Belkahia, est décédé jeudi 25 septembre à l'âge de 80 ans. Hommage à l'artiste, au voyageur, au sculpteur et au militant...[...]

Maroc - Espagne : neuf jihadistes liés à l'État islamique arrêtés

Une cellule liée aux jihadistes de l'État Islamique, basée dans l'enclave espagnole au Maroc de Melilla et la ville voisine marocaine de Nador, a été démantelée, a annoncé[...]

Maroc : Hassan Bouhemou quitte le holding royal SNI

Après 13 années à la tête de la SNI, Hassan Bouhemou quitte le groupe pour se consacrer à ses affaires personnelles. Une décision qui sera entérinée lors du prochain conseil[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers