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25/03/2013 à 13:19
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Michel Djotodia, à Bangui, le 17 janvier 2013. Michel Djotodia, à Bangui, le 17 janvier 2013. © AFP

L'Union africaine a annoncé, lundi 25 mars, avoir suspendu la Centrafrique de son organisation et gelé les avoirs de sept responsables de la Séléka, dont Michel Djotodia.

Alors que la communauté internationale et les chefs d’États d’Afrique centrale ont, dans leur ensemble, pris acte sans grande difficulté du départ du président François Bozizé, le Conseil de Paix et Sécurité de l'Union africaine (UA) a décidé de suspendre la participation de la Centrafrique à l'organisation et imposé des sanctions à sept responsables de la Séléka.

« Le Conseil décide de suspendre immédiatement la participation de la RCA (République centrafricaine) à toutes les activités de l'Union africaine ainsi que d'imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants de la Séléka, dont son chef Michel Djotodia », a annoncé, lundi 25 mars, le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra, lisant le communiqué final du Conseil.

Restaurer l'ordre constitutionnel

Le Conseil de l'UA demande « la restauration immédiate de l'ordre constitutionnel dans le pays et dénonce la décision unilatérale et injustifiée de la Séléka d'agir en violation flagrante du cessez-le prévue par les Accords de Libreville conclus entre la rébellion et M. Bozizé ».

« Le Conseil demande à tous les États-membres de prendre les mesures requises pour isoler totalement les auteurs du changement anti-constitutionnel en République centrafricaine (…)  et de faciliter l'application de toute autre mesure qui serait prise par l'Union africaine, y compris le jugement des auteurs de ce changement anticonstitutionnel de gouvernement », poursuit le communiqué.

L’UA exhorte également ses « partenaires internationaux notamment le Conseil de sécurité de l'Onu et l'Union européenne à prendre des mesures fermes contre les putschistes ».

Outre Michel Djotodia, sont également visés Mohamed Moussa Dhafane, Christophe Gazam Betty, Amalas Amias Aroune et André Ruingi Le Gaillard, tous ministres Séléka du gouvernement centrafricain d'union nationale formé aux termes des Accords de paix signés le 11 janvier à Libreville. Nourredine Adam, chef de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, un des groupes rebelles composant la Séléka), et Éric Massi, porte-parole de la coalition rebelle, vivant à Paris, sont également concernés par ces sanctions.

L'ONU condamne

De son côté, la France a d'abord annoncé dimanche dans un communiqué avoir « pris acte du départ du président François Bozizé » et a appelé « toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement » d'union nationale. Avant de condamné lundi le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir. «La France, conformément à ses principes, ne peut que condamner le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir en République centrafricaine », a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot.

Le président tchadien Idriss Déby Itno, président de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (Ceeac), a lui aussi appelé la Séléka « au respect » de l'accord de Libreville, estimant qu'il « doit continuer à servir de base au règlement de la crise centrafricaine jusqu'à la tenue d'élections libres et transparentes ».

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a en revanche condamné la prise de pouvoir par les rebelles et s'est déclaré inquiet des violations des droits de l'homme en cours en RCA, selon son porte-parole Martin Nesirky.

(Avec AFP)
 

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