Jeudi 7 mars, une concertation s'est tenue entre les différentes forces politiques de la Guinée et des représentants de la société civile, pour entamer des discussions concernant la tenue prochaine d’élections législatives. Ces derniers jours, des manifestations, à l’appel de l’opposition, avaient dégénéré en violences sanglantes, faisant huit morts.
Les différentes forces politiques et des représentants de la société civile ont entamé des discussions au sujet de l’organisation future d’élections législatives. Le pays a été marqué ces derniers jours par des violences meurtrières à la suite de manifestations des opposants au pouvoir en place. La dernière en date, le 27 février à Conakry, avait dégénéré en affrontements entre des manifestants et les forces de l'ordre. Des violences ont continués les jours suivants. Le bilan est de huit morts et plus de 240 blessés en moins d'une semaine.
La rencontre a regroupé des représentants du gouvernement, des institutions républicaines, des partenaires internationaux de la Guinée, des religieux ainsi que des mandataires de coalitions du pouvoir, de l'opposition et de partis se disant centristes. À la sortie, le Premier ministre, Mohamed Saïd Fofana, s’est montré optimiste, « Je suis sûr et certain que, pour une fois, la Guinée relèvera la tête et montrera au monde entier que quoi qu'il en soit, nous sommes des frères et nous pouvons avancer ensemble ».
Élections libres et transparentes
La principale demande de l’opposition est la tenue d’élections libres et transparentes. Son porte-parole, Aboubacar Sylla, a réclamé le changement de l'opérateur technique, le Sud-Africain WayMark, retenu par les autorités pour la révision du fichier électoral, et le maintien du vote des Guinéens de l'étranger. M. Sylla a également indiqué à l'issue de la rencontre avoir conditionné la participation des opposants au dialogue. Il réclame le gel immédiat du processus électoral, la libération sans conditions des militants détenus depuis les heurts de ces derniers jours et une prise en charge et des compensations financières pour les victimes des dernières violences.
Le pouvoir législatif est actuellement dans les mains d’un Conseil national de transition, non élu. Depuis juin 2002, le pays n’a pas connu d’élections législatives. Le scrutin est repoussé sans cesse depuis 2011.
(avec AFP)

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