Extension Factory Builder
08/03/2013 à 08:33
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Ali Larayedh, le 16 février 2012 à Tunis. Ali Larayedh, le 16 février 2012 à Tunis. © Fethi Belaid/AFP

Le Premier ministre, Ali Larayedh, a annoncé une des premières bonnes nouvelles en Tunisie depuis longtemps : la formation d’un gouvernement de consensus est sur le point d'aboutir après plus de huit mois de crise politique.

Ali Larayedh a affirmé, dans la nuit de jeudi à vendredi, avoir rempli la première partie de sa mission pour la Tunisie : obtenir un accord avec des partis sur la formation d’un gouvernement, dont l’annonce devait être faite ce vendredi.

« Après des négociations marathon, nous avons abouti à un accord sur un gouvernement, sur les aspects d'un programme politique qui détermine les principes, les priorités, les politiques et les engagements de ce gouvernement », s'est félicité le ministre sortant de l'Intérieur, depuis la présidence. « On va apporter la touche finale demain (vendredi) matin pour présenter un dossier complet au président » Moncef Marzouki, a-t-il ajouté.

Les négociations dans la dernière ligne droite semblaient cependant très tendues. Quelques heures plus tôt dans l’après-midi. La présidence avait indiqué que Larayedh allait rendre publique dès jeudi la composition de son gouvernement, et avait même convoqué la presse. Pour rien, au final. Quant aux trois formations politiques approchées pour entrer dans le gouvernement, elles ont annoncé leur retrait des pourparlers après deux semaines de tergiversations.

>> Participer à notre grand sondage : "Quelle feuille de route pour le gouvernement tunisien ?"

Accord a minima

Le nouveau gouvernement ne devrait pas reposer sur une coalition très élargie. Seule la coalition sortante - Ennahdha et ses alliés laïques, le Congrès pour la république (CPR) du président Marzouki et Ettakatol - ont participé aux négociations de jeudi.

Des indépendants devraient cependant figurer à des postes-clés, Ennahda ayant accepté fin février de confier les ministères régaliens (Intérieur, Justice, Affaires étrangères, Défense) à des personnalités apolitiques.

Il n’empêche : le scénario d'un maintien de la majorité sortante a été vivement critiqué par certains acteurs politiques dès jeudi après-midi. « Il faut que M. Larayedh dise au peuple tunisien qu'il n'a pas réussi à élargir l'alliance, à réaliser un vrai consensus et il doit démissionner », a notamment estimé Mahmoud Baroudi, représentant de l'Alliance démocratique, l'une des formations politiques à avoir quitté les pourparlers.

Autre question importante en Tunisie : la place que le nouvel exécutif réservera à la gent féminine. En ce 8 mars, Journée internationale des femmes, la question sera étudiée à la loupe par les commentateurs du monde entier. Une fois présenté au président, le gouvernement doit dans les trois jours être investi par l'Assemblée nationale constituante.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Tunisie

Armée tunisienne : la grande désillusion

Armée tunisienne : la grande désillusion

Incapable de venir à bout des maquis jihadistes, minée par des querelles au sommet, gangrenée par la politique, la grande muette a beaucoup perdu de sa superbe. Enquête exclusive sur une institut[...]

Tunisie : que sait-on de Lokmane Abou Sakhr, le cerveau de l'attentat du Bardo ?

Accusé d’avoir dirigé les attentats du Bardo à Tunis, le jihadiste algérien Lokmane Abou Sakhr a été abattu samedi 29 mars par l’armée tunisienne. Le terroriste[...]

"Notre pays est plus fort que vous !" : quand le peuple tunisien dit "non au terrorisme"

Plusieurs milliers de personnes ont défilé dimanche dans les rues de Tunis "contre le terrorisme", après l'attentat qui a touché le musée du Bardo, le 18 mars. Parmi elles, des[...]

Tunisie : grande marche "contre le terrorisme" à Tunis

Une importante foule rejointe par des dirigeants étrangers a défilé dimanche à Tunis "contre le terrorisme" en réaction à l'attentat sanglant du musée du Bardo, juste[...]

François Hollande : nous allons "marcher pour les valeurs que la Tunisie représente"

Après avoir voté pour le second tour des départementales, le président français s'est envolé dimanche matin pour Tunis, où il participera à la marche contre le terrorisme.[...]

Tunisie : neuf hommes du principal groupe jihadiste tunisien tués

Neuf hommes armés appartenant au principal groupe jihadiste tunisien, la brigade Okba Ibn Nafaa accusée par les autorités de l'attentat du musée du Bardo, ont été tués par les[...]

Tunisie : marche contre le terrorisme avec des responsables étrangers

La Tunisie organise dimanche une marche contre le terrorisme à laquelle des dizaines de milliers de personnes et des personnalités étrangères, dont le président français François[...]

Tunisie : la marche républicaine du Bardo de dimanche déjà controversée

Le président Béji Caïd Essebsi a appelé tous les Tunisiens à venir marcher contre le terrorisme dimanche 29 mars. D’abord plébiscitée par une grande partie de l’opinion,[...]

Le musée du Bardo de Tunis rouvrira vendredi pour les élèves et lundi pour le grand public

Après un premier report, le musée du Bardo de Tunis doit finalement rouvrir ses portes aux écoliers et lycéens vendredi, et exceptionnellement au public lundi, plus d'une semaine après les[...]

Tunisie - Attentat du Bardo : AQMI derrière l'attentat ?

L'Etat islamique avait déjà revendiqué l'attentat du musée du Bardo, responsable de la mort de 21 personnes le 18 mars à Tunis.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130308082259 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130308082259 from 172.16.0.100