Extension Factory Builder
07/03/2013 à 11:39
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des Kenyans s'informent des résultats le 6 mars 2013 à Kisumu. Des Kenyans s'informent des résultats le 6 mars 2013 à Kisumu. © Till Muellenmeister/AFP

Selon les premiers résultats officiels annoncés jeudi matin par la commission électorale, Uhuru Kenyatta arrive largement en tête du scrutin présidentiel. Le camp de son adversaire, Raila Odinga, dénonce des résultats trafiqués et demande l’arrêt du dépouillement en cours. La commission, par la voix de son président, reste sereine.

Le vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta bénéficiait d'une nette avance jeudi matin sur son principal adversaire, Raila Odinga, pour l'élection présidentielle qui s'est déroulée lundi 4 mars au Kenya. Ces résultats partiels portent sur près de la moitié des votants, soit environ 4,5 millions de bulletins, alors que plus de 10 millions de personnes ont participé au scrutin, selon les estimations de la commission électorale nationale (IEBC).

De son côté, Raila Odinga dénonce déjà les résultats. Kalonzo Musyoka, colistier de l'actuel Premier ministre, a affirmé détenir « des preuves que les résultats que nous avons reçus ont été trafiqués. Dans certains cas, le nombre total de bulletins dépasse le nombre d'électeurs enregistrés ». M. Musyoka, qui veut se maintenir à son poste actuel de vice-président, aux côtés de Odinga si ce dernier est élu, a également affirmé que « des observateurs de sa coalition, Cord, s'étaient fait expulser de centres de dépouillement ». Il a cependant précisé que ses accusations ne constituaient pas un appel à la rue. « Nous sommes attachés à l'État de droit », a-t-il poursuivi.

"En aucune façon, il n'y a moyen de trafiquer les résultats"

La commission électorale reste sereine et réfute toute fraude en rejetant fermement les accusations du camp Odinga. « En aucune façon, il n'y a moyen de trafiquer les résultats », a déclaré devant la presse, son président, Ahmed Issack Hassan. Ajoutant que « tout résultat montrant un nombre total de votes supérieur au nombre d'électeurs enregistrés entraîne une annulation » et continuant, « jusqu’ici nous n’avons rien vu de tel ». Le président de la commission tenait également à prendre la défense des agents, arguant qu’ils sont « impartiaux ».

La commission publie depuis mercredi au compte-goutte des résultats partiels officiels du scrutin présidentiel, après qu'une panne de ses systèmes informatiques, apparemment saturés, l'a contrainte à suspendre une tentative de publication des résultats provisoires en temps réel. « Nous devrions annoncer les résultats finaux vendredi », a déclaré mercredi soir le président de la Commission, Ahmed Issack Hassan.

La veille, c’est la coalition d’Uhuru Kenyatta qui avait dénoncé le mode de calcul des résultats, risquant de la confronter à un second tour. Plus de 38 000 bulletins nuls ont été décomptés jeudi matin, selon la télévision Citizen TV, soit nettement moins que les centaines de milliers dont faisaient état les précédents résultats provisoires, et sans qu'aucune explication n'ait encore été donnée à ce propos.

Dans le même temps, la Cour pénale internationale annonce le report de l'ouverture du procès pour crimes contre l'humanité du candidat en tête, Uhuru Kenyatta, au 9 juillet 2013. Cette décision intervient à la demande de la défense. Le début du procès était initialement prévu le 11 avril.

(Avec AFP)
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Kenya

Kenya : attaque meurtrière des Shebab contre des policiers près de Garissa

Kenya : attaque meurtrière des Shebab contre des policiers près de Garissa

La localité de Garissa fait depuis plusieurs jours l'objet d'affrontements entre les Shebab somaliens et les policiers kényans. Début avril, les insurgés y avaient massacré près de 150 &e[...]

Un Kényan offre 50 vaches pour épouser Malia, la fille aînée de Barack Obama

Un avocat kényan veut épouser Malia, la fille aînée de Barack Obama. Pour appuyer sa demande, Felix Kiprono offre à la famille de l'élue de son cœur 50 vaches, des moutons et des[...]

Religion : béatification d'Irene Stefani, "mère pitié" vénérée au Kenya

Des dizaines de milliers de catholiques se sont réunis samedi à Nyeri, à 150 kilomètres au nord de la capitale kényane Nairobi, pour la cérémonie de béatification de la[...]

Burundi : Nkurunziza fait le ménage, Kenyatta appelle au report des élections

Au lendemain du putsch manqué contre lui, le président burundais a annoncé lundi un remaniement qui a notamment balayé les ministres de la Défense et des Affaires étrangères. De[...]

Perpétuité pour un lieutenant de Ben Laden lié aux attentats de 1998 à Nairobi et Dar es-Salaam

Khalid al-Fawwaz a été condamné à la réclusion à perpétuité, en lien avec les attentats meurtriers contre deux ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en[...]

États-Unis : Ce qu'il faut savoir de la visite de John Kerry au Kenya

La première visite de John Kerry vise à réchauffer les relations entre le Kenya et les États-Unis avant la visite de Barack Obama en juillet prochain.   [...]

Santé : le savon de virginité, plebiscité mais dangereux

Il ne coûte pas cher et promet de resserrer les muqueuses grâce à ses vertus astringentes. Mais les médecins contestent l'efficacité du "savon de virginité" et[...]

Airtel Trace Music Star : la star Akon adoube Mayunga, un jeune prodige tanzanien

Les chaînes musicales de Trace ont diffusé le 18 avril la finale d'Airtel Trace Music Star. Un concours étalé sur six mois à l'issue duquel le jury présidé par la star[...]

Terrorisme : les tueurs de l'attaque de Garissa étaient-ils tous kényans ?

Et si le commando islamiste qui a attaqué le 2 avril l'université kényane de Garissa, faisant 148 morts dont 142 étudiants, était uniquement composé de Kényans ? C'est en tout cas[...]

Kenya : pendant l'attaque de Garissa, l'avion du commando d'intervention transportait la famille d'un chef de la police

Sept heures. C'est le temps qu'il aura fallu à la police pour arriver sur les lieux de l'attaque de Garissa. La polémique est d'autant plus forte au Kenya que le chef de la brigade aérienne a reconnu mardi[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers