Confronté à la vétusté de nombreuses constructions, l’État marocain a décidé d’affecter 615,5 millions de dirhams à la réhabilitation des monuments historiques et au traitement du bâti menaçant ruine à Fès, capitale spirituelle et joyau touristique du royaume.
Lundi 4 mars, place r’Cif. Dans la médina de Fès, le roi Mohamed VI préside la cérémonie de signature de deux conventions relatives à la rénovation de la ville. Un programme qui s’étend de 2013 à 2017 et qui mobilisera 615,5 millions de dihrams (environ 55 millions d’euros).
La première de deux conventions concerne les bâtisses vétustes et prévoit une enveloppe de 330 millions de dirhams. Pas moins de 3 666 bâtisses sont concernées. Selon, l’Agence pour la dédensification et la réhabilitation de la médina de Fès (Ader), cette dernière compte quelque 4 000 bâtisses menaçant ruine, dont 1 800 dans un état de dégradation avancée.
En moyenne, quatre ménages cohabitent dans chacun des biens en question. La précarité de la situation socio-économique des familles qui y vivent conduit à une surexploitation des bâtiments, ce qui accélère encore leur dégradation. Le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdellah, a souligné que des actions avaient été menées depuis 2004, permettant le relogement de 476 ménages, l'étaiement et l'intervention d'urgence au profit de 1 592 bâtisses et le confortement de 283 édifices.
Cité millénaire
La deuxième convention concerne la restauration des monuments historiques. Ce programme mobilisera un investissement de 285,5 millions de dirhams. Le ministre précise que les rénovations porteront sur cinq médersas (écoles), quatre borjs (hôtels), trois foundouks (boutiques d’artisanat), trois tanneries, deux murailles, deux ponts et huit monuments divers.
Les différentes actions inscrites dans le cadre de ce programme devront contribuer au renforcement des circuits touristiques de l'ancienne médina de Fès, à l'embellissement du bâti, au développement socio-économique de la ville et à la préservation du cachet authentique d’une Cité millénaire, inscrite en 1981 au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco, a ajouté le ministre.

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