Dimanche 24 février, des frappes aériennes ont fait au moins quatre blessés dans les rangs du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) à Infara, près de la frontière algérienne. Ce groupe armé, associé aux jihadistes et opposé au MNLA, accuse l’armée française.
Entre le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), créé en mars 2012, et leurs rivaux du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), les alliés du Mali ont visiblement choisi leur camp. « Quatre combattants du MAA ont été blessés lors des bombardements de l'armée française contre notre base de Infara », à 30 km de In-Khalil, a affirmé Boubacar Ould Taleb, un des responsables du mouvement, joint au téléphone depuis Bamako. « Ce sont des avions français (...) qui ont bombardé notre base. Cinq véhicules appartenant à notre mouvement ont été également détruits », a-t-il ajouté.
Des frappes confirmées par une source sécuritaire régionale : « Des appareils militaires français ont bombardé dimanche les positions du MAA tout juste à côté de la frontière algérienne ». Le MAA, qui nourrit des relations très étroites avec les jihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), avait confirmé avoir attaqué samedi vers 04H00 (locales et GMT) le MNLA, accusé d'avoir « pillé les biens de nos parents » et « violé nos filles et nos femmes ». Des actes qui sont loin d’être improbables : les combattants du MNLA avaient été accusés du même type d’exactions lorsqu’ils s’étaient rendus maîtres de Gao, à la fin de mars 2012, avant d’en être délogés par le Mujao trois mois plus tard.
"Terroristes"
Mohamed Ibrahim Ag Assaleh, responsable du MNLA basé à Ouagadougou, avait affirmé samedi que son mouvement avait été attaqué par des « terroristes » menés par Omar Ould Hamaha, du Mujao, mais aussi « le MAA et Ansar Al-Charia », une « dissidence du Mujao ». Il avait évoqué « neuf prisonniers » faits par le MNLA : « six qui se réclament du Mujao et trois d'Ansar Al-Charia ».
(Avec AFP)

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