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22/02/2013 à 18:57
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Le 23e Fespaco se tient dans la capitale burkinabè du 23 février au 2 mars. Le 23e Fespaco se tient dans la capitale burkinabè du 23 février au 2 mars. © AFP

Le départ du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) est donné ce samedi 22 février dans la capitale burkinabè. À cette 23e édition du plus grand rendez-vous du 7e art sur le continent, 20 films partent à la conquête de l’Étalon d’or de Yennega, la plus haute récompense de la compétition, décernée depuis 1969.

Bruits de bottes au Mali voisin, incendie du toit d’une salle de cinéma en construction sur le site du festival… On avait craint pour la tenue de cette nouvelle édition du Fespaco. Mais rien n’y a fait, la plus grande messe du 7e art africain est officiellement lancée samedi 23 février à Ouagadougou.

Pour ce 23e festival, 20 films sont en compétition pour décrocher l’Étalon d’or de Yennega. Avec sept films, les cinéastes maghrébins sont les plus représentés. L’Algérie et le Maroc ont chacun trois films. Le Sénégal, avec deux réalisateurs, bat tous les autres pays francophones d’Afrique subsaharienne, présents avec seulement cinq productions.

La bonne surprise vient du cinéma lusophone du continent qui participe cette année avec trois films. Quant à l’Afrique anglophone, elle est légèrement en retrait, n’arrivant qu’à placer deux œuvres (Nigeria et Afrique du Sud) dans la sélection officielle.

Cette édition sera l’occasion pour les acteurs du cinéma africain de plancher sur « les politiques publiques pour le cinéma en Afrique ». Une innovation majeure : tous les jurys du festival sont présidés par des femmes. Un juste reconnaissance du rôle qu’elles jouent dans le 7e art, commentent les organisateurs du festival, dont le trophée, l’Étalon d’or de Yennega, est matérialisé par une princesse guerrière, lance à la main, juchée sur un cheval cabré.

Favoris parmi les films en compétition :

  • Always Brando, du tunisien Ridha Behi, a été tourné avant la révolution tunisienne mais reste d'une cruelle actualité. Always Brando imagine un film qui ferait se croiser le modèle et son double.
  • Le repenti, de l’algérien Merzak Allouache. Ce long métrage revient sur une face sombre de l'histoire de l'Algérie. Pendant la décennie noire, où les groupes terroristes sèment la terreur, Rachid, un jeune jihadiste, décide de quitter ses anciens compagnons et de revenir dans son village. Pour bénéficier des dispositions de la loi sur « la concorde nationale », il doit se rendre aux forces de l’ordre et restituer son arme. Après quoi il est amnistié et devient un « repenti ». Mais dans les faits seulement.

  • Aujourd’hui du sénégalais Alain Gomis, est un conte philosophique qui relate la dernière journée de Satché, un jeune Sénégalais qui sait que la mort l’attend à la fin du jour. L’heure est donc au bilan : dernière réunion de famille, derniers moments passés avec ses amis et ses enfants, ultime rencontre avec son premier amour, ultime moment de passion avec sa femme, qui commence par refuser l’idée de la mort de son mari et qui lui en veut de l’abandonner ainsi.

La liste des autres films en compétition officielle

  • Androman…de sang et de charbon, Azlarabe Alaoui Lamharzi (Maroc)
  • Children’s Republic, Flora Gomez (Guinée-Bissau)
  • How to steal 2 million, Charlie Vundla (Afrique du Sud)
  • Le collier du Makoko, Henri Joseph Koumba Bididi (Gabon)
  • Les enfants de Troumaron, Harrikrisnaet Sharvan Anenden (Ile Maurice)
  • Love in Medina, Abdelhaï Laraki (Maroc)
  • Moi Zaphira, Apolline Traoré (Burkina Faso)
  • Nishan, Shumete Yidnekacchew (Ethiopie)
  • Grande Kilapy, Gamboa Zeze (Angola)
  • One man’s show, Aduaka Newton Ifeanyi (Nigeria)
  • Or aqui tudo bem, Pocas Pascoal ‘Angola)
  • Toiles d’araignées, Ibrahima Touré (Mali)
  • Virgem, Margarida, Licinio Azevedo (Mozambique)
  • Yema, Djamila Sahraoui (Algérie)
  • Zabana ! Saïd Ould-Khelifa (Algérie)
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