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22/02/2013 à 18:14
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Ali Larayedh et Rached Ghannouchi, le 22 février 2013 à Tunis. Ali Larayedh et Rached Ghannouchi, le 22 février 2013 à Tunis. © AFP

L'islamiste Ali Laarayedh, ancien ministre de l'Intérieur, a été nommé Premier ministre vendredi 22 février. Dans son premier discours, il a promis de former un cabinet dans lequel se retrouveront tous les "Tunisiens et les Tunisiennes", insistant notamment sur l'égalité des sexes.

Son nom circulait depuis quelques jours à Tunis. Vendredi, à la mi-journée, le candidat du parti islamiste Ennahdha et ancien ministre de l'Intérieur, Ali Laarayedh, a été officiellement nommé Premier ministre pour succéder à Hamadi Jebali.

« Nous allons entrer dans la phase de composition du nouveau gouvernement qui sera celui de tous les Tunisiens et Tunisiennes compte tenu du fait que hommes et femmes sont égaux en droits et en devoirs », a-t-il dit lors de sa première prise de parole dans son nouveau costume de chef de gouvernement.

Ali Laarayedh, considéré comme un modéré dans son parti, a insisté sur l'égalité des sexes dans ce premier discours alors qu'Ennahdha est régulièrement accusée de vouloir revenir sur les droits des femmes. Le mouvement islamiste avait ainsi tenté de faire inscrire dans la Constitution la notion de complémentarité homme-femme et non l'égalité, une proposition abandonnée par la suite face à une levée de bouclier dans la société.

Se disant conscient de la lourdeur de la charge, Ali Laarayedh a souligné avoir besoin de l'appui de la présidence, de l'Assemblée nationale constituante, des partis politiques, de la société civile, pour arriver à instaurer la démocratie à laquelle tous aspirent.

Crise politique

« J'espère trouver un bon accueil auprès des Tunisiens et des Tunisiennes, des partis politiques, des milieux d'affaires, des médias, du monde de la culture et des hommes de religion », a-t-il ajouté. Ali Laarayedh a indiqué qu'il évoquerait une autre fois les priorités du futur gouvernement, refusant de répondre aux questions des journalistes.

Le nouveau gouvernement aura la lourde tâche de sortir le pays de sa pire crise politique depuis la révolution de janvier 2011. Elle a été provoquée par l'assassinat retentissant d'un opposant anti-islamiste, Chokri Belaïd, le 6 février. Ali Larayedh a 15 jours pour former son équipe.

Première force politique du pays avec 89 députés, Ennahdha peut réunir assez facilement les voix de 109 élus sur 217 nécessaire à l'approbation du gouvernement. Le parti a cependant promis de former un cabinet bénéficiant de la plus large assise possible, même s'il a refusé la proposition d'un gouvernement de technocrates d'Hamadi Jebali qui a démissionné après l'échec de cette initiative.

(Avec AFP)

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