Extension Factory Builder
21/02/2013 à 17:00
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Hamadi Jebali (c) vient remettre sa lettre de démission à Moncef Marzouki, le 19 février. Hamadi Jebali (c) vient remettre sa lettre de démission à Moncef Marzouki, le 19 février. © AFP

Le Premier ministre démissionnaire, Hamadi Jebali, a décliné, jeudi 21 février, une offre de reconduction à la tête du gouvernement tunisien. Ennahdha a indiqué qu'il procédait à des consultations pour présenter un autre candidat islamiste à la primature.

Mis à jour le 22/02 à 7h34.

Les pourparlers avec le leader d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, n'auront rien donné. Jeudi, l'ancien Premier ministre Hamadi Jebali, qui a démissionné se son poste il y a deux jours, a refusé d'être reconduit à la tête du gouvernement tunisien. Dans un communiqué, Ennahdha annonce que Hamadi Jebali s'est excusé de ne pouvoir accepter son offre d'être le candidat du parti au poste de chef du gouvernement.

Dans une brève allocution télévisée, jeudi soir, Hamadi Jebali a assumé l'entière responsabilité de l'échec de son gouvernement et présenté ses excuses aux tunisiens pour tous les manquements constatés. Toujours secrétaire général d'Ennahdha, il n'en a pas moins remis les pendules à l'heure, s'expliquant sur son refus de conduire une nouvelle équipe. Il estime indigne, après que sa proposition d'un gouvernement apolitique faite le 6 février a été déboutée par son propre parti, d'accepter une nouvelle investiture comme le lui a proposé sa formation.

Je persiste à soutenir qu'un gouvernement de compétences apolitiques est la solution pour une sortie de crise, a-t-il affirmé en substance tout en réitérant son appel à fixer rapidement une date pour les élections. Il a également tenu à souligner que le ministère de l'Intérieur, objet de nombreuses polémiques, restait un bastion républicain. Mais en tant que citoyen, il a souligné qu’il exigeait la vérité sur l'assassinat de l'opposant de gauche Chokri Belaïd.  Au moment où il remet les clés du pouvoir, Hamadi Jebali n'a jamais été aussi populaire.

Troïka en suspens

Pour le remplacer, on avance les noms de Noureddine Bhiri, ministre de la justice et celui d'Ali Laarayedh, ministre de l'intérieur, entre autres. Ce qui risque de provoquer une certaine colère populaire tant le constat d'échec au niveau de leurs ministères est patent. La troïka gouvernementale n'existe plus. Ettakatol, qui en faisait partie, avait expressément demandé à ce que la Justice soit gérée par un indépendant. Si Bhiri passe; la crise entre partis risque donc de s'accentuer. Ettakatol, ou plutôt ce qu'il en reste, pourrait alors rejoindre l'opposition.

Le parti islamiste, qui continue de présenter Hamadi Jebali comme son secrétaire général, indique également qu'il est en train de procéder à des consultations en interne et avec ses partenaires pour présenter au président de la République le nom d'un candidat à la primature avant la fin de la semaine.

Ennahdha a par ailleurs salué Hamadi Jebali et l'ensemble de son gouvernement pour les efforts qu'ils ont fournis dans l'intérêt du pays. L'ex Premier ministre a annoncé sa démission mardi soir, après le rejet par son parti de son initiative d'un gouvernement apolitique faite le 6 février, jour de l'assassinat de l'opposant de gauche Chokri Belaïd, évènement qui a exacerbé la crise politique en Tunisie.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Tunisie

L'AKP de Recep Tayyip Erdogan, un modèle pour Ennahdha ?

L'AKP de Recep Tayyip Erdogan, un modèle pour Ennahdha ?

Depuis sa légalisation, en 2011, Ennahdha invoque le référentiel turc à l'envi. Comme pour lisser un peu plus son image.[...]

Vivants !

Dimanche 14 septembre, 14 h 30, aéroport de Tunis-Carthage. Massées dans le hall, des centaines de personnes attendent le retour après trois ans d'exil parisien de Mondher Zenaïdi, ancien[...]

Tunisie : le président Marzouki candidat à sa réélection

Le chef de l'État tunisien Moncef Marzouki a déposé samedi sa candidature à l'élection présidentielle du 23 novembre, un scrutin crucial pour la Tunisie près de quatre ans[...]

Réchauffement climatique : la carte des 15 lieux les plus menacés d'Afrique

À l'occasion du sommet sur le climat organisé le 23 septembre à New York par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, "Jeune Afrique" publie sa carte des 15 lieux les plus[...]

Tunisie - Philippe Troussier : avec Sfax, "nous voulons remporter la Ligue des champions"

Dimanche à Kinshasa (RDC), Sfax se présentera avec l’étiquette de favori, lors de la demi-finale aller de la Ligue des champions face à l’AS Vita Club. Philippe Troussier,[...]

La Tunisie face à la menace terroriste à l'approche des élections

Faisant état de "menaces terroristes sérieuses" à l'approche des élections législatives et présidentielle (26 octobre et 23 novembre), le Premier ministre Mehdi Jomaa[...]

Tunisie : jasmin fané...

J'ai failli manquer à mon devoir de vous emmener faire un petit tour du côté de Hammamet, comme chaque été. Puis-je me rattraper ? Voici donc la ville symbole du tourisme tunisien et[...]

Religion : le pape François reçoit le président tunisien Marzouki

Le pape François a reçu jeudi dans la matinée en audience privée au Vatican le président tunisien, Moncef Marzouki. Les deux hommes se sont engagés en faveur du dialogue interreligieux,[...]

En Tunisie, Syphax vote Blanc

La compagnie aérienne Syphax Airlines a choisi comme nouveau patron Christian Blanc, ancien PDG d'Air France de 1993 à 1997.[...]

Tunisie : Kamel Morjane, la force tranquille

Respecté, compétent, homme de consensus s'il en est, l'ex-ministre des Affaires étrangères de Ben Ali, Kamel Morjane, hésite pourtant à briguer la magistrature suprême.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Buy VentolinBuy Antabuse Buy ZithromaxBuy Valtrex