Deux villes au nord du Mali ont été les cibles d'attaques des jihadistes : des tirs à l’arme lourde ont été entendus dans la nuit du 20 au 21 février à Gao alors qu’à Kidal, un véhicule piégé a explosé près du camp où sont stationnés les soldats français et tchadiens.
Des tirs à l'arme lourde ont été entendus dans la nuit du 21 février à Gao, la plus grande ville du nord du Mali, selon des sources concordantes rapportées par l’AFP. « Nous avons entendu dans la nuit de mercredi à jeudi matin des tirs à l'arme lourde d'origine indéterminée, à au moins deux entrées de Gao. Nous cherchons des précisions », a confirmé un sous-officier de l'armée malienne, interrogé par téléphone depuis Bamako. Des tirs ont été également entendus par d'autres témoins.
Selon une source militaire malienne, des combats se poursuivent entre les soldats maliens et une quarantaine d'islamistes venus de villages proches de Gao. Ces affrontements ont lieu aux entrées Nord et Sud de la ville mais aussi près de la mairie et du palais de justice qui serait même en flammes.
La ville de Gao, située à 1 200 km au nord-est de Bamako, reprise aux islamistes armés liés à Al-Qaïda, le 26 janvier, par les soldats français et maliens, a connu déjà deux attentats-suicides, les 8 et 9 février. Ils avaient été commis par deux kamikazes qui s’étaient faits exploser contre un poste de contrôle de l'armée malienne. Au lendemain, de violents combats de rue ont eu lieu au centre-ville de Gao entre des combattants jihadistes et les soldats français et maliens. Ces affrontements ont fait cinq morts et 17 blessés.
Nouvel attentat
Au nord-est du pays, à Kidal, au moins deux civils ont été blessés le 21 février dans l'explosion d'un véhicule apparemment piégé près du camp où sont stationnés des militaires français et tchadiens. Selon un élu de Kidal, le véhicule est arrivé en filant vers le sud-ouest de la ville avant d’exploser à environ 500 mètres du camp occupé par les Français et les Tchadiens. Deux civils ont été blessés, ils sont à l'hôpital. Personne n'a encore approché le véhicule pour savoir si le conducteur vivait toujours.
Pour l’instant, « personne n'a encore approché le véhicule pour savoir si le conducteur était encore en vie », a déclaré à l’AFP un élu de Kidal, information confirmée de source sécuritaire malienne à Bamako. Un fonctionnaire du gouvernorat de Kidal a, de son côté, précisé que l'explosion du véhicule avait eu lieu à moins d'un kilomètre du camp occupé par les Tchadiens et les Français. Selon lui, le conducteur du véhicule était sans doute un kamikaze qui visait le camp. Mais il est allé exploser avec sa voiture noire dans une cour. Il y a eu un grand bruit.
Les forces françaises ont repris dans la nuit du 29 au 30 janvier le contrôle de l'aéroport de Kidal, à 1 500 km au nord-est de Bamako, ancien bastion islamiste, où quelque 1 800 soldats tchadiens sont entrés depuis pour sécuriser la ville.
(Avec AFP)

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