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19/02/2013 à 14:25
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Tanguy Moulin-Fournier était installé à Yaoundé depuis septembre 2011. Tanguy Moulin-Fournier était installé à Yaoundé depuis septembre 2011. © Capture écran Linkedin/J.A

La famille française enlevée mardi 19 février au petit matin par un groupe d'hommes armés dans le nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria, est celle d'un salarié de GDF-Suez basé à Yaoundé. Il était accompagné de sa femme, de ses quatre fils, et d'un autre homme, qui serait son frère. Les otages ont été emmenés au Nigeria par leurs ravisseurs.

Mis à jour le 20/02 à 08h30.

La famille française enlevée mardi matin près de Dabanga, dans le nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria, est celle de Tanguy Moulin-Fournier. Cet homme d’une quarantaine d’années, salarié de GDF-Suez basé à Yaoundé depuis septembre 2011, travaillait sur un projet de liquéfaction de gaz naturel sur le site industriel de Kribi, sur la côte camerounaise. Il était en vacances dans le nord du pays avec sa femme, leurs quatre fils - âgés de 5, 8, 10 et 12 ans - et un autre homme, qui serait probablement son frère.

« Ils se sont enregistrés lundi au campement touristique du parc naturel de Waza sous le nom de ‘famille Moulin’ », nous a indiqué une source locale bien informée. D’après elle, la famille a quitté le campement vers 6h30, mardi matin, pour aller visiter un autre parc naturel de la région, celui de Kalamaloué. Environ une heure plus tard, leur véhicule a été attaqué par un groupe d’hommes armés circulant à moto au nord de la localité de Dabanga, sur la route nationale 1, à moins de dix kilomètres de la frontière avec le Nigeria. Les ravisseurs ont ensuite filé vers le Nigeria. D'après notre source et plusieurs témoins, ils ont été aperçus pour la dernière fois lors d'un ravitaillement à Kalabalde, petit village nigérian tout proche de la frontière avec le Cameroun.

La famille divisée ?

Le transfert des otages vers le Nigeria a été confirmé dans la soirée par les autorités camerounaises. « Les ravisseurs ont traversé la frontière du Nigeria avec leurs otages », a affirmé le ministère des Affaires étrangères camerounais dans un communiqué lu sur les antennes de la radio d'État, la Cameroun Radio Télévision. La télévision camerounaise a par ailleurs affirmé que la famille avait été divisée. Les preneurs d'otages auraient séparé les quatre enfants de leurs parents. Le troisième adulte serait, lui, maintenu avec les deux parents.

Pour l'instant, le rapt de la famille française n'a toujours pas été revendiqué. De fortes suspicions pèsent néanmoins sur la secte islamiste nigériane Boko Haram, dont le fief de Maiduguri est situé à moins de 200 km de la frontière camerounaise. En déplacement officiel à Athènes, le président français François Hollande a confirmé cette piste. Il a ajouté que la France ferait tout pour éviter que les otages soient retenus au Nigeria.

Un autre groupe islamiste nigerian, Ansaru, dissidence de Boko Haram créé en juin 2012, pourrait également être derrière ce nouvel enlèvement. En décembre 2012, il avait capturé l'ingénieur français Francis Collomp dans le nord du Nigeria. Le week-end dernier, il avait récidivé en enlevant sept employés étrangers d'une société libanaise de construction.

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Benjamin Roger

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