Extension Factory Builder
18/02/2013 à 17:49
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
La couverture du J.A. n° 2719. La couverture du J.A. n° 2719. © J.A.

Dans son numéro 2719, en kiosques du 17 au 23 février 2013, Jeune Afrique prend position contre le projet politique de Rached Ghannouchi. Celui, non avoué publiquement, de placer rapidement la Tunisie sous une dictature islamiste.

Le masque est tombé et le doute n’est plus permis. Rached Ghannouchi, chef charismatique du parti Ennahdha, a dévoilé son unique objectif : construire une théocratie autoritaire dans une Tunisie qui pensait avoir rompu définitivement avec la dictature. Un lent cheminement qui éclate désormais au grand jour et que Jeune Afrique reconstitue avec minutie dans son dossier spécial du n° 2719, en kiosques du 17 au 23 février 2013.

La démocratie ? Rached Ghannouchi et son clan au sein d’Ennahdha n'en ont sans doute jamais voulu. Leurs idées absolutistes chevillées au corps, ils ont choisi de noyauter tous les sphères du pouvoir. Ghannouchi ne l’a-t-il affirmé haut et fort lors d’une conversation téléphonique avec des salafistes, il y a quelques mois : « Aujourd’hui, on n’a pas une mosquée, on a le Ministère des Affaires religieuses, on n’a pas une boutique, on a l’État ! Donc il faut patienter, c’est une question de temps (…) Mais pourquoi êtes-vous si pressés ? »

Aveuglement

Aveuglés par leurs succès électoraux, au point de ne pas voir le mur qui se dresse en face d’eux, Rached Ghannouchi et ses partisans au sein d’Ennahdha n’ont pas compris que la Tunisie et les Tunisiens avaient changés. L’assassinat de Chokri Belaïd n’a pas seulement bouleversé l’équilibre fragile d’un attelage gouvernemental un peu contre-nature. Il a été le baromètre de la soif de justice et de démocratie des Tunisiens.

La colère gronde à nouveau. Dans cette Tunisie surchauffée, quelle sera la position de l’armée ? Selon toute vraisemblance, elle soutient l’initiative de Hamadi Jebali de former un gouvernement de technocrates sans appartenance politique. Populaire grâce à son rôle dans la révolution du 14 janvier, celle-ci restera républicaine. Tout comme elle a su habilement se défaire de Ben Ali, elle devrait se maintenir à distance des partis politiques qui jouent la politique du pire.

Les opposants à la chape de plomb liberticide que promet le machiavel d’El-Hamma se recrutent même au sein des militants islamistes. Et non des moindres. Abelfattah Mourou, le vice-président du parti, n’hésite plus à hausser le ton contre ses camarades. Les défections se multiplient. Dernière en date, celle de la députée Fattoumata Attia. « Ennahdha ne veut pas combattre la corruption. Elle doit se retirer et dégager. Le parti a d’autres ambitions que la réalisation des attentes du peuple », assure-t-elle.

Rached Ghannouchi, l'homme qui a trahi la révolution, dans J.A. n° 2719, en kiosques du 17 au 23 février 2013.

.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Tunisie

Tunisie : génération électro, reportage au coeur d'une révolution musicale

Tunisie : génération électro, reportage au coeur d'une révolution musicale

En Tunisie, quelques milliers de jeunes se sont rassemblés le week-end des 21 et 22 février pour le festival des Dunes électroniques, à Nefta, dans le désert, à une heure de route de Tozeu[...]

Kabila, Ouattara, Bouteflika, Biya... Quels sont les diplômes de vos présidents ?

Votre président a-t-il le baccalauréat ? Un master ? À-t-il étudié l’économie ou le droit ? En France ou en Chine ? Toutes les réponses avec notre jeu interactif.  [...]

Sexe, mensonge, pouvoir : la trilogie infernale

Du Français Dominique Strauss-Kahn au Malaisien Anwar Ibrahim, on ne compte plus les responsables politiques dont les moeurs débridées, ou supposées telles, ont brisé la carrière.[...]

Tunisie : Moez Sinaoui, le porte-parole

Moez Sinaoui est directeur de communication et porte-parole de Béji Caïd Essebsi. C'est l'un des hommes forts du président. Portraits de ceux qui entourent et conseillent le nouveau locataire du palais de[...]

Tunisie : Rafaa Ben Achour, le légiste

Rafaa Ben Achour est conseiller de Béji Caïd Essebsi. C'est l'un des hommes forts du président. Portraits de ceux qui entourent et conseillent le nouveau locataire du palais de Carthage.[...]

Tunisie : Mohsen Marzouk, le stratège

Mohsen Marzouk est ministre conseiller en charge des affaires politiques de Béji Caïd Essebsi. C'est l'un des hommes forts du président. Portraits de ceux qui entourent et conseillent le nouveau locataire du[...]

Tunisie : Ridha Belhaj, le dircab

Ridha Belhaj est ministre directeur du cabinet de Béji Caïd Essebsi. C'est l'un des hommes forts du président. Portraits de ceux qui entourent et conseillent le nouveau locataire du palais de Carthage.[...]

Tunisie : les hommes du président Béji Caïd Essebsi

Conseillers, collaborateurs ou proches, ils bénéficient d'un accès direct au palais de Carthage. Et joueront un rôle clé dans le dispositif du nouveau chef de l'État.[...]

Tunisie : décès d'Abdelaziz Ben Dhia, ex-homme de confiance de Ben Ali

Abdelaziz Ben Dhia est décédé d’une longue maladie à Tunis, lundi 23 février, à l’âge de 79 ans.[...]

Gabon - Tropicale Amissa Bongo : le Tunisien Rafaa Chtioui s'épanouit loin de l'Europe

Ancien grand espoir du cyclisme ayant évolué dans des formations européennes, le Tunisien Rafaâ Chtioui, vainqueur dimanche de la 10e Tropicale Amissa Bongo, la plus grande course d'Afrique,[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130218172137 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130218172137 from 172.16.0.100