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09/02/2013 à 15:00
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Le burkinabé Charles Kaboré. Le burkinabé Charles Kaboré. © AFP

Dimanche 10 février à Johannesburg, le Nigeria et le Burkina Faso se retrouvent en finale de la CAN 2013, trois semaines après leur match nul du premier tour (1-1, le 21 janvier). Les Super Eagles visent un troisième sacre continental, les Étalons leur premier… À vos pronostics !

Un pays francophone contre un pays anglophone en finale de la CAN, c’est un classique. Et bien sûr, comme la tradition l’exige, le jeu consiste à désigner le favori de la rencontre, 100% ouest-africaine cette fois. Les meilleurs pronostiqueurs, ou supposés tels, s’empressent d’offrir la coupe au Nigeria. « Sauf que cette année, comme en 2012, les faits ont prouvé que l’ordre établi n’existe pas », s’amuse Alain Giresse, le sélectionneur du Sénégal.

Le poids de l’histoire

« Faire du Nigeria le favori est logique. C’est sans doute l’équipe qui, grâce à son enthousiasme, sa qualité technique, sa vivacité, a fait la meilleure impression depuis la CAN », poursuit-il. Une analyse qui semble confortée par le poids de l’histoire. Avec ses deux victoires (1980, 1994), ses quatre finales (1984, 1988, 1990 et 2000) et sa participation à quatre Coupe du monde (1994, 1998, 2002 et 2010), les Super Eagles appartiennent au gotha africain.

« Pourtant, Stephen Keshi a tenté un pari, en ne sélectionnant par certains cadres (Odemwingie, Taiwo, Martins…), mais cela a fonctionné », note Giresse. Les Nigérians ont éliminé les favoris ivoiriens puis le Mali, mais pour inscrire leur nom pour la troisième fois au palmarès de la CAN, ils devront écarter l’outsider burkinabè, le finaliste peut-être le plus inattendu depuis l’Ouganda en 1978.

Giresse : "Ils peuvent la gagner"

« Les Étalons ont montré des choses très intéressantes. C’est une équipe bien organisée, solide derrière et qui a de vrais atouts offensifs. » Les Burkinabè, entraînés par un belge taciturne, Paul Put, dont la réputation n’avait jamais franchi les frontières de son pays - hormis lors de son séjour en Gambie (2008-2011) -, passent rarement le cap du premier tour.

La première fois, c’était en 1998, chez eux, et Philippe Troussier les avait emmenés à la quatrième place. « Ils ont déjà réussi leur CAN en atteignant la finale. Et ils peuvent la gagner », assure Giresse. Sans Alain Traoré, blessé. Mais avec Jonathan Pitroipa, dont la suspension a été levée vendredi après son expulsion injustifiée mercredi dernier face au Ghana (1-1, 3-2 aux t.a.b). Le genre de détail qui aura son importance.
 

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