Les funérailles de l'opposant de gauche, Chokri Belaïd, assassiné devant son domicile mercredi, ont eu lieu ce vendredi 8 février à Tunis. Le pays était par ailleurs paralysé par une grève générale lancée à l'appel du puissant syndicat tunisien, l'Union générale tunisienne des travailleurs (UGTT).
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées vendredi matin à Djebel Jelloud, un quartier de la banlieue sud de Tunis, pour participer aux funérailles de Chokri Belaïd. Cet opposant de gauche, ami du président Moncef Marzouki, a été assassiné mercredi devant son domicile.
Dans un contexte de grave crise sociale et politique, cet assassinat a conduit le premier syndicat du pays, l'UGTT, à lancer un appel à la grève générale, le premier depuis le débrayage de deux heures le 14 janvier 2011, participant à la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, qui avait pris la fuite ce jour-là vers l'Arabie Saoudite.
En Tunisie, l'opposition rejette la responsabilité de cet assassinat sur le parti islamiste au pouvoir, Ennahdha. Hamadi Jebali, Premier ministre et numéro 2 du parti, avait annoncé mercredi la formation d'un nouveau cabinet de technocrate, avant qu'Ennahdha, jeudi rejette cette éventualité.
Violences
Depuis l'assassinat de Chokri Belaïd, les violences se sont multipliées dans le pays. La journée de jeudi a été marquée par des heurts dans tout le pays entre manifestants et policiers à Tunis, Siliana (Nord-Est), Sfax (Est) et Gafsa (Centre), où un policier a été battu à mort dans la nuit de jeudi à vendredi. Il est actuellement entre la vie et la mort au service de réanimation de l'hopirtal de Gafsa.

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