Extension Factory Builder
08/02/2013 à 12:09
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le cortège arrivera au cimetierre dans l'après-midi du 8 février. Le cortège arrivera au cimetierre dans l'après-midi du 8 février. © AFP

Les funérailles de l'opposant de gauche, Chokri Belaïd, assassiné devant son domicile mercredi, ont eu lieu ce vendredi 8 février à Tunis. Le pays était par ailleurs paralysé par une grève générale lancée à l'appel du puissant syndicat tunisien, l'Union générale tunisienne des travailleurs (UGTT).

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées vendredi matin à Djebel Jelloud, un quartier de la banlieue sud de Tunis, pour participer aux funérailles de Chokri Belaïd. Cet opposant de gauche, ami du président Moncef Marzouki, a été assassiné mercredi devant son domicile.

Dans un contexte de grave crise sociale et politique, cet assassinat a conduit le premier syndicat du pays, l'UGTT, à lancer un appel à la grève générale, le premier depuis le débrayage de deux heures le 14 janvier 2011, participant à la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, qui avait pris la fuite ce jour-là vers l'Arabie Saoudite.

En Tunisie, l'opposition rejette la responsabilité de cet assassinat sur le parti islamiste au pouvoir, Ennahdha. Hamadi Jebali, Premier ministre et numéro 2 du parti, avait annoncé mercredi la formation d'un nouveau cabinet de technocrate, avant qu'Ennahdha, jeudi rejette cette éventualité.

Violences

Depuis l'assassinat de Chokri Belaïd, les violences se sont multipliées dans le pays. La journée de jeudi a été marquée par des heurts dans tout le pays entre manifestants et policiers à Tunis, Siliana (Nord-Est), Sfax (Est) et Gafsa (Centre), où un policier a été battu à mort dans la nuit de jeudi à vendredi. Il est actuellement entre la vie et la mort au service de réanimation de l'hopirtal de Gafsa.

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Tunisie

Armée tunisienne : la grande désillusion

Armée tunisienne : la grande désillusion

Incapable de venir à bout des maquis jihadistes, minée par des querelles au sommet, gangrenée par la politique, la grande muette a beaucoup perdu de sa superbe. Enquête exclusive sur une institut[...]

Tunisie : la marche républicaine du Bardo de dimanche déjà controversée

Le président Béji Caïd Essebsi a appelé tous les Tunisiens à venir marcher contre le terrorisme dimanche 29 mars. D’abord plébiscitée par une grande partie de l’opinion,[...]

Le musée du Bardo de Tunis rouvrira vendredi pour les élèves et lundi pour le grand public

Après un premier report, le musée du Bardo de Tunis doit finalement rouvrir ses portes aux écoliers et lycéens vendredi, et exceptionnellement au public lundi, plus d'une semaine après les[...]

Tunisie - Attentat du Bardo : AQMI derrière l'attentat ?

L'Etat islamique avait déjà revendiqué l'attentat du musée du Bardo, responsable de la mort de 21 personnes le 18 mars à Tunis.[...]

Tunisie : François Hollande attendu au Bardo le 29 mars

François Hollande devrait prendre part à la marche organisée dimanche 29 mars par les autorités tunisiennes, selon une source proche de l’Élysée.[...]

Terrorisme en Tunisie : comme une pieuvre étend ses tentacules...

Après Aqmi ou Ansar al-Charia, c'est au tour de Daesh, implanté dans la Libye voisine, de menacer la Tunisie.[...]

Forum social mondial - Alaa Talbi : "Les institutions restent fragiles en Tunisie"

Moins d'une semaine après l'attentat meurtrier du musée du Bardo, Tunis accueille du 24 au 28 mars le Forum social mondial. L’événement devrait réunir plus de 70 000 personnes.[...]

Tunisie : la réouverture du musée du Bardo reportée pour raisons de sécurité

Après avoir annoncé que le musée du Bardo allait rouvrir ses portes au public mardi, les autorités tunisiennes ont finalement décidé de le maintenir fermé pour raisons de[...]

Attentat du Bardo : le musée de l'horreur

Depuis 2012, les attaques jihadistes étaient circonscrites au centre et à l'ouest du pays. Mais ce 18 mars, les terroristes ont choisi de frapper le musée du Bardo, en plein coeur de Tunis.[...]

Attentat du Bardo : le gouvernement tunisien passe à l'offensive

Des sanctions avaient été promises. Lundi, le Premier ministre a limogé les chefs de la police et du musée du Bardo. Le président Béji Caïd Essebsi s'en est, lui, pris à[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130208112623 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130208112623 from 172.16.0.100