Des militaires tchadiens et français patrouillent depuis jeudi 7 février au soir à Aguelhok, dans l'extrême nord-est du Mali, à moins de 300 km de la frontière algérienne.
« Des militaires français et tchadiens ont quitté Kidal et patrouillent actuellement à Aguelhok », à moins de 300 km de la frontière algérienne, a déclaré, jeudi 7 février dans la soirée, le capitaine Aliou Touré, de l'état-major de l'armée malienne. L'information a été confirmée par un fonctionnaire au gouvernorat de Kidal : « les soldats français et tchadiens sont partis en nombre par la route. Ils sont arrivés à Aguelhok et vont ensuite se diriger vers Tessalit », a précisé cette source. Aucun combat n'y a été signalé.
Frappes aériennes
C’est le général Mahamat Idriss Déby, fils de l’éponyme président Déby, qui commande la colonne tchadienne. « Notre mission est de combattre le terrorisme et de l’éradiquer de cette région », a-t-il déclaré à Reuters. Les régions d'Aguelhok et de Tessalit, à 200 km au nord de Kidal, sont la cible depuis plusieurs jours d'intenses frappes aériennes françaises, visant des dépôts logistiques et des centres d'entraînement des groupes islamistes.
Aguelhok se situe dans le massif des Ifoghas, vaste zone de montagnes et de grottes où selon des experts et des sources de sécurité, une bonne partie des chefs et des combattants des groupes islamistes se sont réfugiés. Cette localité est tristement célèbre pour avoir été le théâtre, en janvier 2012, du massacre d'une centaine de soldats et de civils maliens, peu après la prise de la ville par des rebelles touaregs et des islamistes armés.
Selon un journaliste de Reuters, des éléments du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) accompagneraient les soldats tchadiens à bord de leurs propres 4X4 en direction des montagnes de l'Ifoghas. Une information qui, si elle était confirmée, devrait faire grincer des dents à Bamako. Le général Yamoussa Camara, ministre malien de la Défense, a déclaré à Reuters que son armée avait l’intention de rejoindre les troupes françaises et tchadiennes à Tessalit. « Il est hors de question que nous abandonions la place au MNLA », a-t-il précisé.
Mines
Dans le même temps, on a appris que l’explosion mercredi d’une mine entre Douentza et Gao, revendiquée par le Mouvemnt pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), aurait touché des civils et non des militaires maliens. Un véhicule « a sauté sur une mine posée par les criminels islamistes. Il y a eu quatre morts », a déclaré à l'AFP un officier de la gendarmerie de Douentza, à 800 km au nord-est de Bamako.
Dans un premier temps, cet officier avait affirmé que les quatre victimes étaient des soldats maliens. « C'étaient des civils qui revenaient d'une foire, sur un marché hebdomadaire dans la région », a ensuite précisé le responsable de la gendarmerie. Cette dernière information a été confirmée par un membre du syndicat local des transporteurs.
(Avec Agences)

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