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07/02/2013 à 17:55
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Jonathan Pitroipa après avoir reçu son carton rouge, le 6 février 2013 à Nelspruit. Jonathan Pitroipa après avoir reçu son carton rouge, le 6 février 2013 à Nelspruit. © Issouf Sanogo/AFP

Expulsé en demi-finale de la CAN 2013 pour "simulation" sur une action qui aurait pu lui valoir un penalty, l’attaquant burkinabè Jonathan Pitroipa a reçu le soutien de nombreux fans pour que sa sanction soitlevée. L’enjeu est de taille, puisqu’il s’agit de sa participation à la finale, dimanche soir à Johannesburg, où les Étalons affrontent les Super Eagles du Nigeria. Verdict de la CAF ce vendredi.

#Finalforpitroipa, #lafinalepourpitroipa, #AmnestyForPitroipa… Les mots-clés (ou hashtags) et les pétitions sur la twittosphère et autres réseaux sociaux se multiplient depuis le carton rouge asséné mercredi soir par l’arbitre tunisien Slim Jeddidi au numéro onze du collectif burkinabè, à la 117e minute de jeu. La pénalité, plus que discutable, prive le dispositif de Paul Put d’un joueur essentiel après une demi-finale épique, remportée contre le Ghana sur la pelouse de Nelspruit, et qui a propulsé les Étalons en finale de la CAN.

Si le joueur a déjà gagné la bataille de l’opinion et de la sympathie, à en juger par la mobilisation qu’il suscite, la seule voie légale qui s’offre à lui est le recours devant la Confédération africaine de football (CAF). Chose aussitôt faite par la fédération burkinabè de football (FBF), dans les deux heures qui ont suivi la fin du match.

« Conformément aux textes de la CAF, nous avons introduit un recours auprès du comité d’organisation pour réclamer l’annulation du deuxième carton jaune de Jonathan Pitroipa [cumulé à un premier jaune, il lui a valu le rouge, NDLR] », précise le colonel Sita Sangaré, le président de la FBF, présent en Afrique du Sud. Confiant, il assure que l’instance faîtière du football africain est habilitée à statuer sur les cas litigieux, contrairement à certaines rumeurs contredisant cette aptitude.

Précédents similaires

« Nous n’avons pas de doutes, nous sommes sereins et confiants quant à la suite qui sera donnée à notre demande, ajoute-t-il. Il y a déjà eu un précédent similaire pendant la CAN de 1986 concernant l’Égyptien Mahmoud El Khatib ». Et le colonel de citer le cas plus récent encore du joueur togolais Serge Akakpo, titulaire en quart de finale de la CAN en Afrique du Sud contre la sélection burkinabè, malgré un carton jaune disqualifiant, finalement annulé par la commission de de discipline de la CAF.

La CAF ne peut annuler la décision de l'arbitre que si celui-ci reconnaît son erreur dans son rapport.

« C’est aussi ça le sport, l’arbitre peut se tromper, se désole le président de la FBF. La CAF nous a fait savoir qu’elle statuera sur la requête demain [vendredi, NDLR] dans la journée. »

Lors d’une conférence de presse, jeudi 7 février, Hicham El Amrani, le secrétaire général de la CAF, a indiqué que le comité d’organisation ne pouvait changer la décision de Slim Jeddidi que si celui-ci reconnaissait dans son rapport qu’il avait commis une erreur. Pour l’heure, l’arbitre tunisien a déjà été suspendu par la CAF pour ses décisions erratiques tout au long de la rencontre. « Nous savons qu'ils peuvent faire des erreurs, mais nous nous attendions à un meilleur niveau d'arbitrage », a expliqué El Amrani.

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Par Abdel Pitroipa (@AbdelPit)

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