Extension Factory Builder
06/02/2013 à 20:28
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali à Paris le 28 juin 2012. Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali à Paris le 28 juin 2012. © Fred Dufour/AFP

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a annoncé la formation d'un gouvernement de technocrates "sans appartenances politiques". Une décision qui intervient dans un contexte de crise suscitée par l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd.

Il y pensait depuis plusieurs jours pour résoudre la crise gouvernementale. Face à l’intransigeance des ultras de son parti qui ne voulait céder aucun portefeuille régalien, le Premier ministre Hamadi Jebali (Ennahdha) a finalement annoncé la formation d’un gouvernement de technocrates, dans un contexte d’extrême tension populaire causée par l’assassinat de l’opposant de gauche Chokri Belaïd, mercredi 6 février.

« J'ai décidé de former un gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique qui aura un mandat limité à la gestion des affaires du pays jusqu'à la tenue d'élections dans les plus brefs délais », a-t-il déclaré dans une adresse télévisée à la Nation.

L'ANC aura le dernier mot

Le Premier ministre assure que cette décision était arrêtée avant l’assassinat de Belaïd. Celui-ci « a accéléré ma prise de position pour laquelle j'assume ma responsabilité entière devant Dieu et devant notre peuple », a-t-il déclaré. Jebali ne fixe cependant pas de date pour l’annonce de la liste des nouveaux ministres, laquelle devra être confirmée par l'Assemblée nationale constituante (ANC). Depuis des mois, la troïka au pouvoir ne parvenait pas à s’entendre sur la distribution des ministères régaliens.

Les alliés laïcs des islamistes réclamaient que ces ministères soient confiés à des indépendants, ce à quoi la frange dure d'Ennahdha se refusait. Les nouvelles élections générales ne pourront pas avoir lieu avant l'adoption d'une Constitution dont la rédaction est dans l'impasse depuis des mois faute de compromis à la Constituante formée en octobre 2011.

(Avec AFP)
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Tunisie

Armée tunisienne : la grande désillusion

Armée tunisienne : la grande désillusion

Incapable de venir à bout des maquis jihadistes, minée par des querelles au sommet, gangrenée par la politique, la grande muette a beaucoup perdu de sa superbe. Enquête exclusive sur une institut[...]

Tunisie : la marche républicaine du Bardo de dimanche déjà controversée

Le président Béji Caïd Essebsi a appelé tous les Tunisiens à venir marcher contre le terrorisme dimanche 29 mars. D’abord plébiscitée par une grande partie de l’opinion,[...]

Le musée du Bardo de Tunis rouvrira vendredi pour les élèves et lundi pour le grand public

Après un premier report, le musée du Bardo de Tunis doit finalement rouvrir ses portes aux écoliers et lycéens vendredi, et exceptionnellement au public lundi, plus d'une semaine après les[...]

Tunisie - Attentat du Bardo : AQMI derrière l'attentat ?

L'Etat islamique avait déjà revendiqué l'attentat du musée du Bardo, responsable de la mort de 21 personnes le 18 mars à Tunis.[...]

Tunisie : François Hollande attendu au Bardo le 29 mars

François Hollande devrait prendre part à la marche organisée dimanche 29 mars par les autorités tunisiennes, selon une source proche de l’Élysée.[...]

Terrorisme en Tunisie : comme une pieuvre étend ses tentacules...

Après Aqmi ou Ansar al-Charia, c'est au tour de Daesh, implanté dans la Libye voisine, de menacer la Tunisie.[...]

Forum social mondial - Alaa Talbi : "Les institutions restent fragiles en Tunisie"

Moins d'une semaine après l'attentat meurtrier du musée du Bardo, Tunis accueille du 24 au 28 mars le Forum social mondial. L’événement devrait réunir plus de 70 000 personnes.[...]

Tunisie : la réouverture du musée du Bardo reportée pour raisons de sécurité

Après avoir annoncé que le musée du Bardo allait rouvrir ses portes au public mardi, les autorités tunisiennes ont finalement décidé de le maintenir fermé pour raisons de[...]

Attentat du Bardo : le musée de l'horreur

Depuis 2012, les attaques jihadistes étaient circonscrites au centre et à l'ouest du pays. Mais ce 18 mars, les terroristes ont choisi de frapper le musée du Bardo, en plein coeur de Tunis.[...]

Attentat du Bardo : le gouvernement tunisien passe à l'offensive

Des sanctions avaient été promises. Lundi, le Premier ministre a limogé les chefs de la police et du musée du Bardo. Le président Béji Caïd Essebsi s'en est, lui, pris à[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130206202857 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130206202857 from 172.16.0.100