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05/02/2013 à 11:53
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Manuel Valls, le 8 décembre 2012 à Paris. Manuel Valls, le 8 décembre 2012 à Paris. © AFP

Deux Français de 27 et 37 ans, un Franco-Algérien de 27 ans et un Malien de 23 ans ont été interpellés dans la matinée du mardi 5 février, a-t-on indiqué de source judiciaire, en région parisienne, dans le cadre d'une enquête sur une filière acheminant des jihadistes vers le Sahel. D'après le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls, une "poignée" de Français ou de résidents en France sont actuellement dans la région.

Mis à jour le 06 février 2013 à 10:00

Ces arrestations sur le sol français, mardi, de jihadistes présumés, sont consécutives à l'interpellation en août à Niamey (Niger) d'un Français, Cédric Lobo, par les autorités nigériennes, alors qu'il espérait rejoindre Tombouctou, au Mali.

Expulsé vers la France, il avait été mis en examen à la fin août pour « association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste », puis placé en détention provisoire dans le cadre d'une enquête sur une filière de jihadistes vers le Sahel, menée par le juge antiterroriste Marc Trévidic.

Cette opération est liée à « l'arrestation d'un individu il y a quelques mois, cet été, sur la frontière entre le Mali et le Niger », a confirmé le ministre de l'Intérieur Manuel Valls sur BFMTV et RMC.

À Niamey, M. Lobo avait expliqué vouloir rallier des groupes jihadistes dans le nord du Mali, selon la source judiciaire, mais il s'est montré plus prudent dans ses propos en France.

Les personnes interpellées sont présumées proches de lui. Le lien « important » entre elles serait en particulier une mosquée de L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) où habitait le jeune homme avant son départ pour le Sahel, a-t-on ajouté.

Initialement cinq cibles étaient visées par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), qui a conduit les interpellations, selon une source policière

Des perquisitions ont été réalisées, a-t-on ajouté de source judiciaire, en appelant à la prudence sur ces arrestations.

Combattre au Sahel

Engagée militairement contre les groupes islamistes armés au Mali, la France surveille de près d'éventuelles menaces terroristes.

« Plusieurs dizaines de Français ou de résidents en France se sont déjà rendus en Syrie, souvent dans des groupes contrôlés par Al-Qaïda » et « il y a aussi quelques individus qui veulent se rendre au Sahel », dont une « poignée » qui y sont « probablement ». « Deux ont été arrêtés au cours de ces derniers mois », alors qu'ils voulaient se rendre au Sahel pour combattre : celui qui a conduit à l'opération de mardi « et un autre au Mali ». « Cela fait plusieurs mois que cette filière est suivie », a ajouté Manuel Valls.

S'il n'y a pas eu « de menace directe » d'attentat depuis le début du conflit au Mali, « la police française, les services de renseignement sont sur le qui-vive », a-t-il dit. Il a rappelé le démantèlement fin 2011 de la cellule de Cannes/Torcy, soupçonnée d'avoir voulu organiser une filière de jihadistes et d'avoir commis l'attentat contre un commerce juif de Sarcelles en septembre.

"Ennemi intérieur"

« Il faut continuer ce travail de démantèlement de ces réseaux qui veulent soit agir sur notre territoire, soit exfiltrer des individus pour faire le jihad », a poursuivi Manuel Valls. « Nous combattons un terrorisme à l'extérieur, mais nous combattons aussi un ennemi intérieur puisqu'il y a ces Français qui rentrent dans ce processus de radicalisation. Il faut combattre avec la plus grande détermination cet ennemi ».

Lundi soir, devant 100 imams au Mémorial de la Shoah de Drancy, Manuel Valls a de nouveau mis en garde contre l'islamisme radical, estimant que  « dans un certain nombre de quartiers où la misère, le chômage et l'échec scolaire se sont imposés », les autorités avaient « laissé progressivement s'installer un autre ordre que celui de la République ».

(Avec AFP)

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