Extension Factory Builder
04/02/2013 à 15:33
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Paul Biya et sa seconde épouse, Chantal. Paul Biya et sa seconde épouse, Chantal. © AFP/Getty

La rencontre prévue entre Paul et Chantal Biya et la diaspora camerounaise de France n'a pas eu lieu. Après avoir fait attendre pendant près de trois heures ses invités, le 1er février, le couple présidentiel s'est fait porter pâle. Provoquant l'indignation des personnalités présentes.

Ils étaient venus en nombre, les Camerounais de la diaspora triés sur le volet pour une rencontre, ce 1er février, avec le président Paul Biya, en visite à Paris. Parmi le demi-millier d’invités venus de tous les coins de l’Hexagone, des stars comme Manu Dibango, Douleur, Sallé John, mais aussi le docteur Elie Kamgue, président du Club Efficience (à l’origine du Gotha Noir, le Who’s Who’s des Africains de France). Pour immortaliser l’événement, une nuée de photographes ainsi que la désormais inévitable Africa 24.

Costume-cravate impeccable pour les hommes, robes cocktail et talons aiguilles pour les dames – le prestige du pavillon D’Armenonville oblige -, ils se réjouissaient visiblement des trois heures d’échanges annoncées avec le couple présidentiel. Mais c’est un public torturé pendant trois heures, en position debout, sans doute assoiffé et affamé, qui a fini par comprendre, moins de dix minutes avant la fin théorique de l’évènement, que Chantal et Paul Biya lui avait posé un beau lapin.

"Urgence"

Venu à leur place, « le représentant personnel du chef de l’État », Pierre Moukoko Mbonjo, ministre des Relations extérieures, a tenté, sous les clameurs de désapprobation, de redire toute l’attention que le président camerounais porte à ses compatriotes de l’extérieur. Quant à l’excuse avancée pour ce faux bond… « Une urgence », expliquent les autorités du Cameroun, « un manque total de respect », de l’avis des invités.

Aucun des deux camps ne semble dans le vrai. Paul Biya n’avait simplement peut-être pas envie de se déplacer, faute d’annonces intéressantes à faire. La diaspora l’attendait notamment sur la question de la double nationalité qui, selon elle, présente plus d’avantages que d’inconvénients, et sur des sujets économiques (simplification des démarches et soutien à la création d’entreprise, possibilité de répondre aux appels d’offres publiques…). Mais elle devra encore prendre son mal en patience : il a bien fallu plusieurs décennies pour voir promulguée, le 13 juillet 2011, la loi accordant le droit de vote aux Camerounais de l’étranger.

________

Par Clarisse Juompan-Yakam

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Cameroun

Cameroun : coup d'accélérateur pour le barrage de Nachtigal

Cameroun : coup d'accélérateur pour le barrage de Nachtigal

Le mégabarrage camerounais de Nachtigal, au coût estimé à 1 milliard de dollars, avance. Selon les informations recueillies par "Jeune Afrique", les principaux termes du contrat de réali[...]

Kabila, Ouattara, Bouteflika, Biya... Quels sont les diplômes de vos présidents ?

Votre président a-t-il le baccalauréat ? Un master ? À-t-il étudié l’économie ou le droit ? En France ou en Chine ? Toutes les réponses avec notre jeu interactif.  [...]

Afrique du Sud : que nous apprend le scandale des "Spy Cables" ?

Des documents révélant les échanges entre les services secrets sud-africains et leurs homologues étrangers et publiés depuis lundi par la chaîne Al-Jazeera et le quotidien britannique The[...]

Cameroun : le marocain Cosumar choisi pour développer un nouveau complexe sucrier

Cosumar plantera de la canne à sucre et construira une raffinerie entre Batouri et Bertoua, à l’est du pays. Le leader marocain du sucre bat lors de l'appel d'offres le groupe français Somdiaa qui[...]

"Plus jamais Ebola..." : ce sera sans Manu Dibango

Manu Dibango s'est retiré d'un projet musical de sensibilisation à la lutte contre Ebola. Il n'aurait pas supporté que des personnes soient rétribuées pour ce projet censé être[...]

Boko Haram, une guerre qui coûte cher au Cameroun

Le nerf de la guerre contre Boko Haram est un souci de première importance au Cameroun.[...]

Sexe, mensonge, pouvoir : la trilogie infernale

Du Français Dominique Strauss-Kahn au Malaisien Anwar Ibrahim, on ne compte plus les responsables politiques dont les moeurs débridées, ou supposées telles, ont brisé la carrière.[...]

Boko Haram : la sale guerre a commencé

Composée des troupes du Cameroun, du Niger, du Nigeria et du Tchad, la force régionale s'est lancée dans la bataille pour enrayer l'avancée de la secte jihadiste Boko Haram. Une course contre la[...]

Cameroun : Afriland First Bank ouvre une agence dédiée à la finance islamique

Le groupe bancaire camerounais vient d'ouvrir à Yaoundé sa première agence spécialisée dans la finance islamique et envisage une extension du réseau au reste du pays. Une première[...]

Boko Haram, la tactique du boucher

Le groupe islamiste agit-il en ordre dispersé ou suivant une véritable stratégie militaire ? De batailles en massacres, son organisation se dévoile peu à peu.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130204152615 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130204152615 from 172.16.0.100