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01/02/2013 à 11:48
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Francois Hollande, à Tulle (France), le 19 janvier 2013. Francois Hollande, à Tulle (France), le 19 janvier 2013. © AFP

Le président français François Hollande est attendu au Mali samedi 2 février. Il devrait se rendre à Bamako et Tombouctou. Il sera accompagné de plusieurs ministres, dont Jean-Yves Le Drian (Défense) et Laurent Fabius (Affaires étrangères). Par ailleurs, des centres de commandement, des dépôts logistiques et des centres d'entraînement de jihadistes ont été  visés ces derniers jours par l’aviation française dans la région d'Aguelhok, à une centaine de kilomètres au nord de Kidal.

La visite de François Hollande au Mali est prévue ce samedi, indique un communiqué de la présidence française. Selon Libération, le président français décollerait  vendredi soir pour Bamako. Samedi, il devrait rencontrer le président malien par intérim Dioncounda Traoré avant de se rendre à Tombouctou, ville récemment libérée par les forces maliennes et françaises, rapporte le quotidien français.

Lors de cette visite, qui survient trois semaines après le déclenchement de l'intervention militaire française dans ce pays, le chef de l'État sera accompagné des ministres des Affaires Étrangères, Laurent Fabius, de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du Développement, Pascal Canfin.

Ce voyage présidentiel se déroule alors que les opérations militaires continuent dans le Nord-Mali. L'aviation française a ainsi procédé ces derniers jours à des frappes aériennes « assez importantes » dans la région d'Aguelhok, à une centaine de kilomètres au nord de Kidal. « Les objectifs visés étaient des centres de commandement, des dépôts logistiques, des centres d'entraînement », a précisé, jeudi 31 janvier, le porte-parole de l'état-major français, le colonel Thierry Burkhard.

La région d'Aghelhok est, selon le colonel Burkard, « assez logiquement une zone de repli des groupes terroristes qui sont en train de remonter vers le nord ». C’est également dans les montagnes au nord de Kidal – dans le massif des Ifoghas- que se trouvent « probablement les otages », a déclaré jeudi sur la radio France-Inter Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, ajoutant: « Nous ne perdons jamais de vue, ni d'esprit, ni de sensibilité, le fait qu'il y a des otages français dans ce territoire ». Sept Français ont été enlevés par des islamistes au Niger et au Mali en 2011 et 2012. Leurs ravisseurs ont menacé de les tuer en cas d'intervention militaire française.

Buyoya à la tête de la Misma

L’ex-président burundais Pierre Buyoya, haut représentant de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel, a été nommé chef de la Misma, la force africaine en cours de déploiement au Mali, en plus de ses actuelles fonctions, a annoncé l’UA jeudi 31 janvier. L’UA a ajouté que cette nouvelle mission à la tête de la Misma s’ajoutait à ses autres fonctions. Dans un communiqué, l’UA a précisé que M. Buyoya « qui a une grande expérience politique, diplomatique et militaire, contribuera de façon significative à assurer l'efficacité de la Misma et à mobiliser le soutien africain et international si nécessaire au succès des efforts de l'Afrique au Mali ». (Avec AFP)

Longtemps tenue par le groupe islamiste Ansar Eddine (Défenseurs de l'islam), allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Kidal venait de passer sous le contrôle du Mouvement islamique de l'Azawad (MIA, dissident d'Ansar Eddine) et du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touarègue) quand les Français y sont arrivés dans la nuit de mardi à mercredi, avant d'y être bloqués par une tempête de sable.

Négociations

Après avoir mené une offensive éclair pour s’emparer de Gao et de Tombouctou en moins de trois jours, la France, qui contrôle l’aéroport de la ville, semble vouloir jouer la carte de la négociation avec les groupes disant rejeter le terrorisme, évoquant une « situation particulière ». C’est sans l’appui des militaires maliens que les forces françaises ont pénétré - sans résistance - dans Kidal, à 1 500 km au nord-est de Bamako.

Le MIA avait fait savoir mercredi qu'il s'opposait à la venue de soldats maliens et ouest-africains. Mais selon le porte-parole de l'armée malienne, le colonel Souleymane Maïga, des militaires maliens sont arrivés jeudi 31 janvier, dans la ville. Une « petite unité de reconnaissance, partie préparer le terrain au reste de la troupe », précise le militaire basé à Bamako.

Un détachement d'environ 1 400 militaires tchadiens remonte par ailleurs par la route de la frontière nigérienne, où il était positionné, en direction de Kidal, selon Paris.

Jeudi, les autorités de Bamako ont annoncé qu’elles ne négocieraient pas avec la récente fraction dissidente d’Ansar Eddine, le MIA, dirigé par Alghabass Ag Intalla. « Le seul groupe avec lequel nous pouvons envisager des négociations, c'est certainement le MLNA à condition que le MLNA renonce à toutes ses prétentions territoriales », a déclaré le président malien.

(Avec Agences)

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