Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, a annoncé, jeudi 31 janvier, un remaniement gouvernemental. Sept ministres ont été remerciés en raison de l'évaluation négative de leur action. Leurs remplaçants ont été nommés le même jour.
Il n'avait pas remanié son gouvernement depuis novembre 2011. Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a nommé, le 31 janvier, sept nouveaux ministres. Ils sont issus des rangs du CNDD-FDD et l’Uprona, deux partis au pouvoir.
Sur les 21 membres que compte désormais le gouvernement du Burundi, six vont vivre leur première expérience ministérielle, tandis que le septième, une femme, revient aux affaires. Les portefeuilles sont partagés entre deux des trois partis qui dirigent le pays : le Congrès national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, présidentiel) et l’Union pour le progrès national (Uprona). Le troisième parti, une dissidence du Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu) n’a pas changé ses deux représentants au gouvernement.
Le CNDD-FDD détient les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, confié à Joseph Butore ; de l’Enseignement de base, secondaire, de l’Enseignement des métiers, de la Formation professionnelle et de l’Alphabétisation que dirigera Rose Gahiru, qui fut ministre de la Santé par le passé ; celui de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme échoit à Jean-Claude Nduwayo. Le maroquin des Transports, des Travaux publics et de l’Équipement a été attribué à Déogratias Rurimunzu et celui de la Jeunesse, des Sports et de la Culture à Adolphe Rukenkanya.
Pour sa part, l’Uprona prend le ministère du Développement communal, dont s’occupera Jean-Claude Ndihokubwayo, tandis que Léocadie Nihazi est, elle, en charge des Télécommunications, de l’Information, de la Communication et des Relations avec le Parlement.
Sorties remarquées
La sortie la plus remarquée de l’ancien gouvernement est celle de Julien Nimubona, de l’Uprona, qui dirigeait le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il avait initié un certain nombre de réformes visant l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et universitaire. A-t-il mécontenté certains « conservateurs » comme l’affirment quelques commentateurs ? Une chose est sûre : son parti l’a lâché.
Mais quel sens faut-il donner à ce remaniement ? Selon Léonidas Hatungimana, porte-parole de la présidence, « le chef de l’Etat remanie le gouvernement quand il veut car personne n’a de poste éternel. Il voit d’abord les capacités des uns et des autres, afin de décider de changer pour mieux faire. Ce remaniement est normal parce qu’il intervient après une période d’évaluation du travail de chacun. »
Tshitenge Lubabu M.K.

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