Sèchement battue par la Côte d’Ivoire (0-3) samedi dernier, la Tunisie est dans l’obligation de s’imposer face au Togo, mercredi 30 janvier, pour disputer les quarts de finale de la CAN. Alors qu’un match nul suffirait aux Éperviers pour s’envoler vers le tour suivant…
Le Maghreb a déjà perdu l’Algérie et le Maroc, et la Tunisie - quart de finaliste en 2012 face au Ghana (1-2) - est également menacée par une élimination au soir du premier tour de la CAN 2013. Et depuis la défaite des Aigles de Carthage face aux Ivoiriens, le 26 janvier, le sélectionneur tunisien Sami Trabelsi n’évolue pas dans un ambiance sereine. La presse nationale laisse supposer que ses jours à la tête de l’équipe nationale sont comptés, et que son successeur pourrait être Nabil Maaloul, qui vient de quitter l’Espérance de Tunis.
« Je ne sais pas ce qu’il en est, mais c’est suicidaire de lancer de telles rumeurs, alors que nous sommes toujours en lice pour une qualification », s’emporte Abdelmajid Chetali, qui avait qualifié la Tunisie pour la Coupe du Monde 1978. « Trabelsi est un bon entraîneur, qui fait un travail intéressant avec une équipe finalement assez quelconque. Par rapport au Ghana ou à la Côte d’Ivoire, aucun international tunisien n’est titulaire dans un grand club européen. Aucun ! Nous avons un joueur prometteur, Youssef Msakni. Mais il est encore jeune…»
Tensions
Mais Chetali se veut « optimiste », malgré la crispation qui entoure la préparation de ce match, la mauvaise impression dégagée lors du match face aux Eléphants et la méfiance que lui inspire Emmanuel Adebayor, « capable de faire basculer une rencontre ». Jean-Paul Abalo, l’ancien capitaine togolais (67 sélections), n’est quant à lui guère surpris de retrouver les Éperviers aux portes des quarts de finale, alors que les tensions s’étaient accumulées avant le début de la CAN, notamment autour de la présence d’Adebayor.
« Hormis la Côte d’Ivoire, aucune équipe n’est vraiment supérieure au Togo. Il y a de bons joueurs dans ce groupe, qui ne se résume pas à Adebayor. Même s’il peut-être déterminant. La Tunisie va prendre le jeu à son compte, et cela devrait nous convenir. » Lors de la CAN 1998 au Burkina Faso, la Tunisie et le Togo s’étaient affrontés à Ouagadougou lors d’un dernier match déjà décisif, un 16 février.
« Nous n’avions besoin que d’un point, et la Tunisie devait gagner. Ce qu’elle avait fait (3-1) », se souvient amèrement Abalo. Qui, ce jour là, avait croisé la route d’un certain Sami Trabelsi, alors défenseur des Aigles.

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