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26/01/2013 à 18:04
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Un soldat de l'armée du Mali, dans l'est du pays, en 2006. Un soldat de l'armée du Mali, dans l'est du pays, en 2006. © Reuters

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) demande une nouvelle résolution des Nations unies pour mener la guerre au Mali.

« Nous avons besoin d’un soutien logistique important pour déployer sur le terrain la force africaine de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali, ndlr) », confiait Ramtane Lamamra, commissaire de l’Union africaine (UA) pour la paix et sécurité, vendredi 25 janvier à la sortie de la réunion du Conseil de Paix et de sécurité, à Addis-Abeba. « Nous avons besoin de véhicules pour le transport de troupes, d’équipements logistiques, de services de restauration et de santé pour les soldats. »

   

"Le Nigeria va diriger les opérations au Mali"

Olugbenga Ashiru, ministre des Affaires étrangères du Nigeria  

 

JEUNE AFRIQUE : Quand les troupes nigérianes vont-elles se déployer sur le terrain ?  

Olugbenga Ashiru : Nous envoyons 1200 hommes au Mali dans le cadre de la force africaine de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). Elles sont déjà sur le terrain et vont se déployer progressivement. Nous apportons  aussi une aide humanitaire à l’État malien et avons soutenu financièrement le gouvernement intérimaire.  

Qui va coordonner et diriger l’ensemble des forces (armée malienne, troupes françaises, force africaine) ?  

C’est un général nigérian (Shehu Abdulkadir, ndlr) qui va coordonner l’ensemble des forces sur le terrain.  C’est le commandant des opérations. Nous venons d’avoir la confirmation de l’engagement de soldats de Tanzanie, d’Afrique du Sud et du Rwanda. Quand la force africaine sera déployée, le plus rapidement possible, l’armée française interviendra en back-up. Elle assurera un soutien logistique et technique.

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Propos recueillis à Addis-Abeba par Pascal Airault

Le CPS a ainsi demandé que soit votée une nouvelle résolution au Conseil de sécurité des Nations Unies, permettant de débloquer une aide d’urgence. La forme que cette dernière pourrait prendre sera discutée avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, attendu samedi soir à Addis-Abeba, et Hervé Ladsous, le secrétaire général adjoint, déjà présent dans la capitale éthiopienne.

La Misma et les autres troupes africaines doivent progressivement prendre le relais des soldats français déployés au Mali depuis le 11 janvier. « Nous sommes prêts à intervenir, explique Mohamed Bazoum, ministre nigérien des Affaires étrangères. Les soldats nigériens et tchadiens sont en place, à la frontière entre le Niger et le Mali. » Ces troupes ont pour mission sera de reprendre les villes de Gao et de Kidal et d’empêcher la retraite des djihadistes dans la zone montagneuse proche de la frontière algérienne.

Plus de 7000 hommes déployés au Mali

Une quinzaine de pays africains se sont engagés à participer aux opérations de reconquête et de sécurisation du territoire malien. On attend plus de 7000 hommes dont environ 2000 sont déjà déployés. « Nous avons donné une semaine aux pays africains pour qu’ils nous communiquent précisément leur offre militaire », précise Lamamra. Si l’UA presse les États, c’est pour éviter de rentrer dans une surenchère médiatique.

« Avec les succès des militaires français et maliens, tout le monde veut actuellement venir planter son drapeau au Mali, explique un diplomate du pays. Nous n’avons pas besoin de folklore mais de troupes aguerries prêtes à remplir une mission délicate et périlleuse. »

Le 29 janvier, une conférence des donateurs doit se réunir à Addis-Abeba. « L’inflation des troupes nous amène à revoir à la hausse le budget de guerre, explique un chef d’État ouest-africain. Il ne nous faut plus 500 millions de dollars, mais un milliard. »

Si le bien fondé de l’intervention française est presque unanimement reconnu à Addis-Abeba, les Africains déplorent leur propre incapacité à répondre aux défis continentaux.  « Le Conseil de paix et de sécurité a proposé que l’on mette en place la Force africaine en attente dès cette année, au lieu de 2015 prévu initialement », conclut Lamamra. Un contingent de 5000 hommes qui serait près à parer à toute attaque terroriste ou rebelle, à contrer des coups d’État et servir d’armée dissuasive.

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Pascal Airault, envoyé spécial à Addis Abeba
 

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