Extension Factory Builder
26/01/2013 à 16:52
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le premier ministre tunisien à Bruxelles en octobre. Le premier ministre tunisien à Bruxelles en octobre. © AFP

Les pourparlers sur le remaniement du gouvernement tunisien réclamé par la classe politique ont échoué, a déclaré samedi le Premier ministre, Hamadi Jebali, ajoutant que faute d'un consensus dans les prochains jours il soumettra l'équipe de son choix à la Constituante.

Les pourparlers sur le remaniement du gouvernement tunisien réclamé par la classe politique ont échoué, a déclaré samedi le Premier ministre Hamadi Jebali, ajoutant que faute d'un consensus dans les prochains jours il soumettra l'équipe de son choix à la Constituante.

"Nous ne sommes pas arrivés à un remaniement gouvernemental mais les négociations ont été positives", a assuré M. Jebali, dont le parti islamiste Ennahda dirige un gouvernement de coalition avec deux partis laïcs de centre-gauche, Ettakatol et le Congrès pour la République. "C'est mon devoir de Premier ministre de soumettre dans les jours à venir une liste des membres du gouvernement à l'Assemblée nationale constituante pour approbation", a-t-il indiqué, "j'espère arriver à un consensus, sinon je vais proposer la liste que je juge valable", a-t-il prévenu.

Le gouvernement avait indiqué vendredi que M. Jebali annoncerait samedi les résultats de longues consultations sur le remaniement réclamé par la classe politique après une série de crises et de vagues de violences en Tunisie, laissant entendre qu'un accord était en vue. Ennahda avait évoqué pour la première fois un remaniement "imminent" en juillet dernier afin d'élargir sa coalition.

Les consultations se sont accélérées sans aboutir après qu'un conflit social eut dégénéré fin novembre-début décembre en cinq jours d'affrontements à Siliana (sud-ouest de Tunis), faisant 300 blessés.

Les pourparlers ont toujours achoppé sur le refus des islamistes de céder des ministères régaliens, ce que réclame l'opposition mais aussi les partenaires au sein du gouvernement.
Ennahda refuse de limoger le ministre de l'Intérieur Ali Larayedh, critiqué en raison de la montée des violences politiques et sociales et de la menace salafiste, celui de la Justice, Nourredine Bhiri et le chef de la diplomatie, Rafik Abdessalem, au coeur d'un scandale de corruption.

La Tunisie est par ailleurs plongée, deux ans après la révolution de janvier 2011, dans une impasse politique, aucun compromis ne se dégageant à la Constituante sur la nouvelle loi fondamentale dont l'adoption permettra l'organisation de nouvelles élections.
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

1 réaction(s)

1.
salah - 26/01/2013 à 18h:01

Ce sont les enfants de Ghannouchi. C'est lui qui le dit. [...] Lire

Toutes les dépèches

Réagir à cet article

Tunisie

Tunisie : qui sont les terroristes ?

Tunisie : qui sont les terroristes ?

Origines, localisation, mobilité, réseaux... État des lieux de la nébuleuse jihadiste en Tunisie.[...]

Tunisie : le député Mohamed Ali Nasri attaqué chez lui par des hommes armés

Le député tunisien Mohamed Ali Nasri a été agressé dans la nuit par des hommes armés dans son domicile de Kasserine. Il s'est cassé une jambe dans sa fuite.[...]

Armée tunisienne : la grande désillusion

Incapable de venir à bout des maquis jihadistes, minée par des querelles au sommet, gangrenée par la politique, la grande muette a beaucoup perdu de sa superbe. Enquête exclusive sur une[...]

Tunisie : ces clubs où les VIP se retrouvent (EB OK VEN 29)

Révolution oblige, l'ostentation n'est plus de mise en Tunisie. On ne se cache pas, certes, mais mieux vaut tout de même se faire discret en ne s'exhibant que dans certaines occasions. Reste qu'un brin de[...]

Tunisie : Ennahdha lorgne les portefeuilles sociétaux

Ennahdha ambitionne d'influencer la société tunisienne en profondeur. Son premier objectif pour y parvenir : s'emparer des portefeuilles dits "sociétaux".[...]

Tunisie : quand l'Histoire tombe en ruine

Négligé ou pillé sous Ben Ali, le patrimoine archéologique pâtit aujourd'hui d'une gestion défaillante imputable à une absence de coordination et à un manque de[...]

Tunisie : pourquoi l’armée n’y arrive pas

Dans une enquête exclusive à paraître dans son numéro 2798, Jeune Afrique explique pourquoi l'armée tunisienne n'arrive pas à reprendre le contrôle du Mont Chaâmbi, foyer de[...]

Tunisie : 74 migrants venus de Libye recueillis par des pêcheurs

Des pêcheurs tunisiens ont recueilli jeudi soixante-quatorze migrants qui tentaient de gagner l'Italie depuis la Libye. Ils avaient erré cinq jours en mer.[...]

Diaporama : "Djerbahood", le street art s'invite en Tunisie

Cet été, des graffeurs du monde entier ont investi les ruelles d'Erriadh, une petite bourgade de l'île de Djerba, pour réaliser une expérience inédite de street art en Tunisie. Armés[...]

Tunisie : frictions entre la Défense et la présidence pour la succession du général Hamdi

La question de la succession du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Mohamed Salah Hamdi, remplacé le 12 août par Ismaïl Fathalli, a opposé le président[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Buy VentolinBuy Antabuse Buy ZithromaxBuy Valtrex