À Ismaïliya, le siège du Parti de la liberté et de la justice (PLJ, parti des Frères musulmans, au pouvoir) a été incendié en marge de manifestations organisées, vendredi 25 janvier, pour le deuxième anniversaire de la révolte contre Hosni Moubarak.
En Égypte, les manifestations organisées, vendredi 25 janvier, à l'occasion du deuxième anniversaire de la révolte contre Hosni Moubarak ont dégénéré dans plusieurs villes du pays. À Ismaïliya, sur le canal de Suez, le siège local de la formation politique des Frères musulmans, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), a été incendié, rapporte l’AFP. Des manifestants ont également jeté des pierres sur le siège du gouvernorat local. La police a répondu par des tirs de gaz lacrymogènes.
La capitale égyptienne, où des milliers de manifestants protestent contre le président islamiste Mohamed Morsi, a également été le théâtre de heurts. Les Frères musulmans ont indiqué que des manifestants avaient tenté d'envahir un de leurs locaux, dans le quartier de Tawfikiya, proche du centre du Caire. Une correspondante de l'AFP sur place a constaté que des manifestants lançaient des pierres contre un immeuble, et se faisaient pourchasser par des résidents.
Détonations
Des bruits de tirs étaient également entendus, sans qu'il soit possible de déterminer leur origine et leur nature exacte. Les accès au bâtiment étaient protégés par un dispositif de policiers anti-émeutes et de militaires, et le trafic sur une grande avenue bordant l'immeuble a été momentanément bloqué.
Des accrochages sporadiques ont eu lieu entre forces de l'ordre et groupes de jeunes manifestants dans des rues adjacentes à la place Tahir, épicentre des événements de janvier-février 2011 qui poussèrent Moubarak à la démission.
Les manifestations organisées à Alexandrie, deuxième ville du pays, ont également donné lieu à des violences. Des manifestants ont notamment fait brûler des pneus. « Il y a beaucoup de fumée à cause de ça. Et il y a des gens étendus par terre qui n'arrivent pas à respirer à cause du gaz lacrymogène », a dit à l'AFP Racha, une habitante d'Alexandrie.
(Avec AFP)

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