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25/01/2013 à 13:04
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Des jihadistes en août, à Gao, dans le Nord-Mali. Des jihadistes en août, à Gao, dans le Nord-Mali. © Reuters

Pour tenter de freiner la force africaine en cours de déploiement au Nord-Mali, des jihadistes on dynamité le pont de Tassiga, à la frontière nigérienne, dans la nuit de jeudi à vendredi 25 janvier. Ils pourraient tenter de s'en prendre à d'autres infrastructures de même nature, alors que la force franco-malienne progresse vers Gao et Tombouctou.

Mis à jour à 15h18.

Dans toute guerre, même asymétrique, les infrastructures sont des points particulièrement sensibles pour les armées les mieux équipées. Ce qu’ont très bien compris les jihadistes qui viennent de dynamiter dans la nuit de jeudi à vendredi le pont stratégique de Tassiga, à 60 kilomètres de la frontière nigérienne. « Personne ne peut plus passer pour aller au Niger, ou venir vers Gao », a déclaré Abdou Maïga, propriétaire de camions de transports. Un témoignage confirmé par une source nigérienne de sécurité.

Le sabotage a pour but de ralentir les soldats tchadiens et nigériens de la force africaine en cours de déploiement à la frontière nigérienne, en visant une des routes qu’ils pourraient emprunter vers le Nord-Mali. Les islamistes pourraient continuer leurs sabotages, ce qui serait une calamité pour l’économie de la région. « Après le pont de Tassiga, j'ai une crainte, que les islamistes détruisent le pont de Wabaria de Gao [Inauguré en 2006, NDLR]. Ils sont fous, et ils peuvent le faire », a commenté un élu de la région. La destruction du pont de tassiga pourrait aussi constituer des représailles de la part des jihadistes. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'aviation française a bombardé des positions islamistes à Ansongo, à 40 km de Tassiga, sur la route menant à Gao.

Hombori reprise

Dans le même temps, la force franco-malienne poursuit sa progression vers le nord du pays. Selon des sources concordantes, la ville de Hombori a été reprise. « Les militaires maliens et français sont à Hombori. Ils assurent la sécurité de Hombori. Il n'y a plus d'islamistes sur place », a expliqué un enseignant de la ville, située à 920 km de Bamako.

« Après leur patrouille dans la région, les Maliens et les Français assurent actuellement la sécurité de la ville. Nous sommes vraiment en paix maintenant », a témoigné un autre habitant. Selon une source malienne de sécurité, les soldats français et maliens doivent désormais poursuivre leur progression vers Gao, à un peu plus de 200 km à l'ouest. « Nos objectifs sont respectés. Nous contrôlons désormais Hombori. Les troupes présentes à Hombori visent maintenant Gao », a-t-elle indiqué.

Parallèlement, la force de l’opération Serval, qui a repris lundi la ville de Diabali (400 km à l'ouest de Bamako) aux islamistes, vont se diriger vers Léré, plus au nord, dans le but de prendre le contrôle de Tombouctou, selon cette même source de sécurité.

 

(Avec AFP)

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