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24/01/2013 à 15:19
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Alghabass Ag Intalla, le 4 décembre 2012 à Ouagadougou. Alghabass Ag Intalla, le 4 décembre 2012 à Ouagadougou. © AFP/Ahmed Ouoba

Dirigés par Alghabass Ag Intalla, des membres du mouvement islamiste et touareg Ansar Eddine ont annoncé, mercredi 23 janvier, dans un communiqué, avoir fait dissidence. Ils créent leur propre faction, baptisée Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), affirment vouloir participer au dialogue politique et demandent "l'arrêt des hostilités".

La guerre divise-t-elle Ansar Eddine ? Des membres du mouvement islamique et touareg, qui contrôle militairement et politiquement deux régions du Nord-Mali sur trois (Tombouctou et Kidal), ont annoncé, mercredi 23 janvier, dans un communiqué, avoir fait dissidence.

Dirigés par Alghabass Ag Intalla, fils de l'influent chef des Ifoghas (un des grandes familles touarègues de la région de Kidal), ces rebelles ont créé leur propre faction, baptisée Mouvement islamique de l’Azawad (MIA). Ils demandent l’arrêt des hostilités dans les régions de Kidal et de Ménaka, pour entamer un « dialogue politique inclusif » et se disent prêt à combattre Ansar Eddine, dirigé par l'ex-rebelle touareg malien, Iyad Ag Ghali.

« Le MIA affirme de la manière la plus solennelle qu'il se démarque totalement de tout groupe terroriste, condamne et rejette toute forme d'extrémisme et de terrorisme et s'engage à les combattre », dit ce communiqué. « Composé exclusivement de nationaux (maliens) le MIA réaffirme son indépendance et sa volonté d'aller vers une solution pacifique » à la crise au Mali, ajoute le MIA. Le nouveau groupe dit « occuper » la région de Kidal, à plus de 1 500 km au nord-est de Bamako, près la frontière nigérienne.

"Aile modérée"

Outre Alghabass Ag Intalla, qui a représenté le mouvement islamiste lors des négociations de Ouagadougou, Mohamed Ag Arib, l’ancien porte-parole d’Ansar Eddine, fait également parti des dissidents. Ag Intalla dit être issu de « l'aile modérée » d'Ansar Eddine. Mais il est difficile d'évaluer sa sincérité et de dire s'il peut réellement se dissocier d’Iyad Ag Ghali. Lorsque ce dernier a décidé, jeudi 3 janvier, de « retirer [son] offre de cessation des hostilités » et, quatre jours plus tard, d'envoyer plusieurs convois de pick-up transportant des jihadistes fortement armés vers le sud du Mali, aucune voix discordante ne s'est fait entendre au sein de son groupe. Pour cela, il a fallu attendre les premiers succès de l'opération Serval.

(Avec AFP)
 

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