Le dialogue de Kampala entre le gouvernement congolais et le M23 peine à avancer. Dernier accroc en date : le refus, mardi 22 janvier, du facilitateur ougandais, Crispus Kiyonga, d’élargir la négociation à la remise en cause des institutions issues des élections de novembre 2011.
Mis à jour le 24/01/13 à 8h40
Depuis l’ouverture des discussions entre les rebelles du M23 et le gouvernement congolais, le 9 décembre à Kampala, un seul des quatre points à l’ordre du jour a été débattu. Il comprend l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009 (NDLR : signé entre le gouvernement et le CNDP à Goma), le mécanisme pour sa mise en œuvre et les questions connexes.
C’est l’ordre du jour et le cadre des négociations entre les deux parties qui fait trainer les discussions. Mercredi 16 janvier, le M23 et Kinshasa s’étaient mis d’accord sur les points à inscrire à l’ordre du jour. Outre la revue des accords du 23 mars 2009, ceci comprenaient les questions sécuritaires, les questions sociales, politiques et économiques, le plan de mise en œuvre.
Mais en refusant, mardi 22 janvier, d’élargir la négociation sur des thèmes mettant en cause la légitimité du régime de Kabila, le facilitateur ougandais, Crispus Kiyonga, s’est attiré les foudres de la délégation du M23, qui estime que ce thème fait partie de l’ordre du jour signé le 16 janvier. Kinshasa, qui ne souhaite pas que les discussions aient une incidence sur les institutions issues des élections de novembre 2011, s'est, évidemment, satisfait de cette décision.
"Inefficace"
Plus globalement, certains membres de la délégation rebelle ne comprennent pas la méthode du facilitateur, qu’ils trouvent inefficace. « Sa présence est même un frein au dialogue entre nous et le gouvernement, lance Roger Lumbala présent à Kampala avec le M23. Regarder en Centrafrique, trois jours de négociations ont suffi. C’est peut-être un problème d’incompréhension entre anglophones et francophones.»
« Il a sa façon de travailler, et peut-être que certains ne la comprennent pas, nuance le président de la délégation rebelle, François Rucogoza. Nous devons trouver des mécanismes pour être plus rapide. S’il y a des problèmes, ils sont aussi entre les deux parties et nous devons les résoudre ensemble ».
Pour le moment, la délégation du M23 n’a pas décidé de récuser le facilitateur ougandais, mais a sollicité une audience auprès du président Yoweri Museveni, médiateur de la crise, pour tenter d’aplanir ces différends.
________
Vincent Duhem (@vincentduhem)

[EN DIRECT] Niger : prise d'otages en cours dans la caserne militaire d'Agadez
Agadez et Arlit : le Mujao frappe le coeur du dispositif de sécurité nigérien
Droits de l'homme : portrait d'une Afrique très contrastée







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Cette photo publiée le 22 mai 2013 par la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) montre une réfugiée qui a quitté les régions de Labado et Muhajeria, à l'est du Darfour
Le président du Bénin Thomas Yayi Boni, le 15 mai 2013 à Bruxelles
Des soldats nigériens patrouillent aux environs d'Agadez, au nord du Niger, le 24 septembre 2010
Des soldats nigériens patrouillent sur la route entre Agadez et Arlit, au Niger le 27 septembre 2010
Le logo du groupe Thales
Deux casques bleus de la mission des Nations unies en RDC observent aux jumelles les déplacements de rebelles du M23, le 18 novembre 2012
Ban Ki-Moon le 22 mai 2013 Ã Kinshasa
L'entrée d'Areva le 26 décembre 2010 à Arlit











