Le président de l'Érythrée, Issaias Afeworki, dirige le pays d'une main de fer.
© AFP / Gérard Cerles
Une mutinerie de l’armée aurait été lancée lundi 21 janvier à Asmara, capitale de l’Érythrée. Quelque 200 soldats auraient envahi le ministère de l’Information, qui abrite tous les médias de ce pays d’Afrique de l’Est, considéré comme l'un des plus fermés au monde.
Ce lundi 21 janvier, près de deux cents soldats ont pris d'assaut le ministère de l’Information érythréen, sur la colline de Forto, à Asmara. Ils auraient réussi à prendre le contrôle de la télévision d'État, dont le directeur a en effet lu à l'antenne communiqué très bref, demandant la libération imminente de prisonniers politiques et l’application de la Constitution de 1997, selon un agent des services de renseignements étrangers, cité par Reuters.
La chaîne a ensuite retransmis des émissions musicales, bien qu’il ne soit pas clair s’il s’agissait ou non d’archives.
Aucun coup de feu n'avait été entendu dans la capitale, mais des sources indiquent que les soldats dissidents étaient accompagnés de chars.
Les informations provenant de cet État d'Afrique de l'Est considéré comme l'un des plus fermés de la planète n'étaient pas claires le 21 janvier au soir. On ignore encore s’il s’agit d’un soulèvement massif ou d’un simple coup d’éclat de soldats insatisfaits de leur condition.
Des opposants politiques en exil ont fait récemment savoir que le mécontement au sein de l'armée se faisait sentir de plus en plus, alors que l'Érythrée s'enfonce dans la crise économique et que la dictature d'Isaias Afewerki pèse chaque jours un peu plus sur ceux qui n'ont pas encore fui le pays.
(avec agence)

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