Les militaires maliens affirment avoir repris, jeudi 17 janvier, le contrôle total de la petite ville de Konna, dans le centre du pays. Par ailleurs, près de cent soldats nigérians et togolais, premiers éléments de la force ouest-africaine déployée au Mali, sont arrivés dans la journée à Bamako.
Une semaine tout juste après la chute de Konna aux mains des jihadistes, qui avait précipité l'intervention française au Mali, l'armée malienne a affirmé avoir repris jeudi 17 janvier le contrôle total de la petite ville de 50 000 habitants, situé à environ 70 km au nord-est de Mopti.
« Nous avons repris le contrôle total de la localité de Konna, après avoir fait subir de lourdes pertes à l'ennemi », a assuré l'armée malienne dans un bref communiqué publié vendredi. L'information a été confirmée par une source de sécurité régionale.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait reconnu le 15 janvier que Konna, à 700 km au nord-est de Bamako, n'avait pas encore été reprise jusqu'à présent par l'armée malienne. La zone n'est toujours pas accessible à des observateurs indépendants. Des combats avaient opposé mercredi, puis dans la nuit de mercredi à jeudi des soldats maliens, appuyés par des militaires français, à des islamistes armés près de Konna.
La chute de Konna, lors d'une offensive surprise des combattants islamistes, le 10 janvier, avait déclenché l'intervention militaire de la France, qui redoutait une percée des jihadistes vers Bamako (sud). Les forces françaises étaient d'abord intervenues avec des frappes aériennes avant de se déployer au sol.
Arrivée des premiers soldats ouest-africains
Les militaires français et maliens pourront bientôt compter sur les renforts africains. Jeudi, près de cent soldats nigérians et togolais, premiers éléments de la force armée ouest-africaine déployée au Mali, sont arrivés à Bamako.
En tout, une cinquantaine de Nigérians et une quarantaine de Togolais sont arrivés à l'aéroport de Bamako où ils ont été accueillis par des Maliens et des Français.
La force ouest-africaine qui comprendra plus de 3 000 hommes - plus 2 000 soldats tchadiens - devra prendre à terme le relais de l'armée française qui intervient au Mali depuis le 11 janvier. Cette force, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), créée avec le feu vert de l'ONU, sera dirigée par le général nigérian Shehu Abdulkadir.
Quelque 2 000 soldats sont attendus d'ici le 26 janvier à Bamako et environ 1 300 dans les semaines suivantes. Pour sa part, la France a déjà déployé 1 400 hommes au Mali. D'après les autorités françaises, ce chiffre devrait rapidement atteindre 2 500 soldats.
Huit pays ouest-africains - Nigeria, Togo, Bénin, Sénégal, Niger, Guinée, Ghana et Burkina Faso - plus le Tchad contribuent à la force. Au total, ce seront quelque 5 300 soldats du continent africain qui seront déployés au Mali.
(Avec AFP)

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