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17/01/2013 à 20:16
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Un policier devant la voiture de Brahim Déby, en 2007. Un policier devant la voiture de Brahim Déby, en 2007. © AFP

Quatre des cinq hommes accusés d’agression mortelle contre Brahim Déby, le fils du chef de l’État tchadien, ont vu leurs peines sévèrement alourdies lors du procès en appel qui s’est tenu à Versailles, ce jeudi 17 janvier.

(Mis à jour le 19 janvier à 13h30)

À la sortie de la cour d'appel de Versailles (région parisienne), la défense de la famille de Brahim Déby, retrouvé mort le 2 juillet 2007, s’estimait satisfaite. Les peines prononcées lors du procès en appel des cinq hommes accusés d’avoir mortellement agressé le fils du chef de l’État tchadien, Idriss Déby Itno, ont quasiment toutes été alourdies.

Dan Batoua, suspecté d’être le cerveau de l’organisation, avait été condamné à 13 ans de prison, lors du premier procès en juillet 2011. Sa peine monte à 15 ans de prison.

Marin Cioroianu, 45 ans, écope d’un an supplémentaire en prison (13 ans, contre 12 en première instance). Tout comme Pierre-Claude Messi Ntsama, 28 ans, condamné aujourd’hui à 6 ans.

Najèbe Oulmoudène, lui, avait été acquitté, mais il la cour d’appel l’a condamné et lui inflige 9 ans de prison.

Seul accusé à bénéficier d’un allégement de peine, Jaime de Carvalho, 29 ans, ne fera que 9 ans de prison (contre 13). Premier à avoir avoué et fourni des détails à la police, il a demandé pardon. Raison pour laquelle la cour a fait preuve de clémence.

« Il y avait une injustice claire, déclare Jean-Bernard Padaré, l’avocat des parties civiles et de la famille Déby. par ailleurs ministre tchadien des Affaires foncières et du Domaine. L’acquittement en première instance de Najèbe était particulièrement injuste, alors que le rôle qu’il avait joué ne faisait pas de doutes. Nous sommes satisfaits, justice a enfin été rendue. »

Le 2 juillet 2007, après une soirée bien arrosée, Brahim Déby, 27 ans, avait été retrouvé agonisant dans le parking de son immeuble de Courbevoie (Hauts-de-Seine), après avoir été attaqué à l'aide d'un pistolet à impulsions électriques (Taser) par quatre faux policiers. Il était décédé par la suite d'une détresse respiratoire. L’appartement de la victime avait été fouillé par les agresseurs, qui avaient emporté un butin de 50 000 euros.

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