La France apparaît pour le moment bien isolée sur le terrain dans l’intervention contre les islamistes radicaux au Mali. En attendant le déploiement des forces de la Cedeao et des pays africains tels que le Tchad et le Burundi, les soutiens n’arrivent qu’au compte-goutte, notamment en provenance de l’Europe. Passage en revue de l’aide, hors-africaine, apportée à la France.
« La France n’est pas seule au Mali et le sera de moins en moins ». François Hollande s’est voulu optimiste, mercredi 17 janvier, alors que les troupes françaises avaient franchi un nouveau cap, le jour même, en se déployant au sol et en engageant le combat terrestre avec les jihadistes. Pourtant, l’armée française, en dehors de son homologue malienne, ne peut guère compter, pour l’instant, que sur de maigres soutiens.
Au sein de l’Union européenne, l’aide est avant tout logistique. L’Allemagne a ainsi confirmé, mercredi 16 janvier, à l’occasion de la venue d’Alassane Ouattara à Berlin, qu’elle allait envoyer deux avions de transport Transall en soutien de l’intervention prochaine de la Cedeao. La Belgique apporte également le même type de transport avec deux avions C-130, ainsi que deux hélicoptères médicalisés qui mobiliseront environ 75 soldats. Le Royaume-Uni a confirmé quant à lui l’envoi de quatre avions (deux Hercule et deux Globemaster) de transport, tout comme le Danemark (un avion Hercule). L’Union européenne n’a pour sa part pas demandé officiellement à ses membres de soutenir l’initiative française. Elle devrait toutefois assurer la mission de formation de l’armée malienne et envisage un soutien financier aux forces africaines.
Pas d’apports de troupes non-africaines
Hors d’Europe, l’aide est également bien maigre. Ainsi, le Canada a annoncé la mise à disposition d’un Boeing C-17 Globemaster afin de contribuer au transport de troupes durant une semaine. Quant aux États-Unis, si le secrétaire à la Défense, Leon Panneta, a évoqué une aide, ses modalités ne sont pas connues. Elle porterait vraisemblablement sur le domaine de la communication et du renseignement, notamment via des drones non-armés.
Aucun déploiement de militaires n’est donc prévu, en dehors de quelques techniciens. C’est bien la Cedeao et des pays africains tel que le Burundi ou le Tchad, qui a confirmé l’envoi de quelque 2 000 hommes, qui devraient supporter cet effort humain.

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