Extension Factory Builder
17/01/2013 à 16:01
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
L'Allemagne participera avec deux avions de transport. L'Allemagne participera avec deux avions de transport. © AFP

La France apparaît pour le moment bien isolée sur le terrain dans l’intervention contre les islamistes radicaux au Mali. En attendant le déploiement des forces de la Cedeao et des pays africains tels que le Tchad et le Burundi, les soutiens n’arrivent qu’au compte-goutte, notamment en provenance de l’Europe. Passage en revue de l’aide, hors-africaine, apportée à la France.

« La France n’est pas seule au Mali et le sera de moins en moins ». François Hollande s’est voulu optimiste, mercredi 17 janvier, alors que les troupes françaises avaient franchi un nouveau cap, le jour même, en se déployant au sol et en engageant le combat terrestre avec les jihadistes. Pourtant, l’armée française, en dehors de son homologue malienne, ne peut guère compter, pour l’instant, que sur de maigres soutiens.

Au sein de l’Union européenne, l’aide est avant tout logistique. L’Allemagne a ainsi confirmé, mercredi 16 janvier, à l’occasion de la venue d’Alassane Ouattara à Berlin, qu’elle allait envoyer deux avions de transport Transall en soutien de l’intervention prochaine de la Cedeao. La Belgique apporte également le même type de transport avec deux avions C-130, ainsi que deux hélicoptères médicalisés qui mobiliseront environ 75 soldats. Le Royaume-Uni a confirmé quant à lui l’envoi de quatre avions (deux Hercule et deux Globemaster) de transport, tout comme le Danemark (un avion Hercule). L’Union européenne n’a pour sa part pas demandé officiellement à ses membres de soutenir l’initiative française. Elle devrait toutefois assurer la mission de formation de l’armée malienne et envisage un soutien financier aux forces africaines.

Pas d’apports de troupes non-africaines

Hors d’Europe, l’aide est également bien maigre. Ainsi, le Canada a annoncé la mise à disposition d’un Boeing C-17 Globemaster afin de contribuer au transport de troupes durant une semaine. Quant aux États-Unis, si le secrétaire à la Défense, Leon Panneta, a évoqué une aide, ses modalités ne sont pas connues. Elle porterait vraisemblablement sur le domaine de la communication et du renseignement, notamment via des drones non-armés.

Aucun déploiement de militaires n’est donc prévu, en dehors de quelques techniciens. C’est bien la Cedeao et des pays africains tel que le Burundi ou le Tchad, qui a confirmé l’envoi de quelque 2 000 hommes, qui devraient supporter cet effort humain.

 


 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Mali

Mali : réouverture des négociations de paix à Alger

Mali : réouverture des négociations de paix à Alger

La reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés, samedi, à Alger s'inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans le nord du pays.[...]

Mali : à Alger, la médiation face à deux plans de sortie de crise

Alors que la reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés a été reportée au 22 octobre à Alger, "Jeune Afrique" a pu se procurer en[...]

Mali : au moins 7 morts dans des combats entre le MNLA et le Gatia près de Gao

Au moins sept personnes ont été tuées lors d'affrontements jeudi après-midi, près de Gao, principale ville du nord du Mali, entre et le MNLA et le Gatia, deux groupes armés touaregs de[...]

Mali : discussions à Alger, combats vers Gao

Le MNLA et le Gatia, une milice progouvernementale, s’affrontent dans la région de Gao depuis jeudi matin. Des combats qui interviennent alors que devaient reprendre à Alger, la veille, des négociations[...]

Mali : Sultan Ould Bady et le Mujao, un jihadiste en rupture de ban

Le jihadiste Sultan Ould Bady serait en conflit avec le Mujao, au nom duquel il a pourtant récemment revendiqué plusieurs attaques contre les Casques bleus au nord du Mali.[...]

Mali : les contrats d'armement surfacturés, une bombe à retardement pour IBK

L'affaire des contrats d'armement surfacturés continue de faire des victimes... jusque dans le cercle rapproché du chef de l'État. Son conseiller spécial, Sidi Mohamed Kagnassi, a dû[...]

Mali - Seydou Keita : "Pourquoi ne pas terminer à l'AS Roma ?"

À 34 ans, Seydou Keita, le milieu de terrain malien, continue d’évoluer au plus haut niveau. Interview.[...]

Mali : quand Moussa Mara rencontre un rebelle

Moussa Mara, le Premier ministre malien, a rencontré discrètement Moussa Ag Acharatoumane, un représentant du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le 7 octobre à[...]

Interventions armées : l'Afrique de papa revient, vive l'ingérence ?

De la Mauritanie à Djibouti, leur présence ne fait plus grincer des dents. Américains, Français ou Britanniques, on se les arrache au nom de la lutte contre le terrorisme. Résultat : les[...]

Quand le Mali se relèvera

Élu il y a un an avec une majorité confortable et fort d'une sympathie internationale sans précédent, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait toutes les cartes en main pour[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers