Des combattants jihadistes menés par Abou Zeid, l'un des chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), se sont emparés lundi 14 janvier de la ville de Diabali, à environ 400 km au nord de Bamako. Un peu plus tôt dans la journée, un responsable du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a annoncé que les islamistes radicaux allaient "frapper le coeur de la France".
Mis à jour à 14h00.
Ciblés par l'aviation française depuis trois jours, les islamistes radicaux qui occupent le Nord-Mali semblent décidés à se battre. Lundi, des jihadistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont fait tombé la ville de Diabali, située dans le centre de Mali, dans une zone sous contrôle des autorités maliennes. D'abord relayé par des témoins et un élu local, l'information a été confirmée à la mi-journée par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.
« Les islamistes ont attaqué aujourd'hui (lundi) la localité de Diabali. Ils sont venus de la frontière mauritanienne, où ils avaient été bombardés par l'armée française », a déclaré une source de sécurité malienne. Selon cette source, l'armée malienne a envoyé d'urgence un hélicoptère sur place.
« Abou Zeid, l'un des chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dirige lui-même les opérations. Ils ont quitté la frontière mauritanienne, pour éviter les raids des avions français », a précisé une source sécuritaire régionale au moment de l'attaque islamiste contre Diabali.
Menaces contre la France
La France, se proclamant en guerre contre le terrorisme au Mali, a bloqué vendredi la progression des groupes armés islamistes vers le centre du pays. L'armée française a bombardé pour la première fois dimanche leurs positions dans le nord, à Gao et Kidal, au coeur des territoires jihadistes. Des positions islamistes à Nampala, à une cinquantaine de kilomètres de Diabali, et un camp d'entraînement jihadiste à Léré, près de la Mauritanie, ont notamment été visés dimanche par des frappes aériennes françaises.
Lundi, un responsable du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a par ailleurs annoncé que les islamistes allaient « frapper le coeur de la France ». Selon un responsable local, plus de 60 islamistes ont été tués dimanche dans la seule ville de Gao au cours de bombardements français. « La France a attaqué l'islam (...) Au nom d'Allah, nous allons frapper le coeur de la France », a déclaré Abou Dardar, l'un des leaders du Mujao. Interrogé sur l'endroit où ce « coeur » de la France serait frappé, ce dernier a affirmé : « Partout. À Bamako, en Afrique et en Europe ».
(Avec AFP)

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