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11/01/2013 à 19:50
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Des soldats de l'armée malienne. Des soldats de l'armée malienne. © AFP

La crise malienne est entrée dans une nouvelle phase, vendredi 11 janvier. Le président français, François Hollande, a indiqué que les forces armées françaises s’étaient engagées dans les combats au Mali, en soutien de l’armée malienne, afin de repousser l’offensive des islamistes, qui avait repris il y a quelques jours. "L’opération durera le temps qu’il faudra", a estimé François Hollande alors que le Mali a été placé par son gouvernement en état d’urgence.

« Les forces françaises ont apporté leur soutien à l'armée malienne pour lutter contre les terroristes ». Le président français, François Hollande, a confirmé, vendredi 11 janvier, la participation française à une offensive armée au Mali, particulièrement dans la zone de Konna et de Sévaré, où les islamistes avaient repris l’offensive ces derniers jours, mettant en déroute l’armée malienne.

Le chef de l’État a donc répondu à l’appel à l’aide, lancé quelques heures plus tôt, par son homologue, Dioncounda Traoré, président malien de transition. « Les terroristes doivent savoir que la France sera toujours là pour les pays qui veulent vivre libres et dans la démocratie », a indiqué François Hollande, ajoutant que l’opération durerait « le temps qu’il faudra ». Le Parlement français sera par ailleurs consulté dès lundi 14 janvier au sujet de cette intervention.

Dans le cadre de l'ONU

Cet engagement fait suite à une brusque accélération de la situation. Depuis le début de la semaine, les islamistes radicaux ont ainsi mené une offensive dans la région de Mopti, jusqu’à chasser l’armée malienne de la petite ville de Konna, jeudi 10 janvier, provoquant, dès le lendemain, une contre-attaque des militaires maliens.

C’est cette contre-attaque que la France a choisi de soutenir, cherchant ainsi à empêcher les islamistes de s’emparer de Sévaré, seul aéroport gros porteur, en dehors de Bamako, encore aux mains du pouvoir malien. Dans une déclaration unanime, le Conseil de sécurité de l'ONU avait demandé jeudi 10 janvier au soir un « déploiement rapide » de la force internationale prévue au Mali mais dont l'intervention devait prendre des mois.

"Contacts avec la Maison Blanche"

Le gouvernement malien a officiellement placé son territoire sous état d’urgence. La décision a été prise lors d'un conseil des ministres extraordinaire compte tenu de la situation actuelle, a affirmé le porte-parole du gouvernement, Manga Dembelé. Par ailleurs, le président malien s'est adressé à la nation vendredi à 20 heures (heure locale) et est attendu, mercredi 16 janvier, à Paris pour rencontrer François Hollande, selon une source diplomatique française. « On nous impose la guerre (...) », a expliqué Dioncounda Traoré, ajoutant : « La situation sur le front est globalement sous contrôle. Courageusement, nos forces armées, les fils de ce pays font face à la situation ».

Parallèlement, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian s'est entretenu par téléphone vendredi 11 janvier avec le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta. Il devait contacter en fin de journée ses homologues britannique et allemand. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a également confirmé avoir eu « des contacts avec la Maison Blanche ».

"Nous ferons tout pour sauver les otages"

Dans une conférence de presse, vendredi 11 janvier au soir, Laurent Fabius est par ailleurs resté évasif sur une opération qu’il a jugé « légitime ». « Je ne veux pas donner de détails trop précis sur les combats actuels au nord de Mopti », a-t-il indiqué. Il a confirmé un soutien aérien français aux opérations de l’armée malienne. Il a cependant infirmé la présence de troupes ouest-africaines, notamment sénégalaises et nigérianes, qui avait été évoquée.

Laurent Fabius a conclu en évoquant le sort des otages français dans la région du Sahel. « Les otages sont depuis de longs mois dans une situation périlleuse », a-t-il concédé. « Il faut avoir à l'esprit que nous ferons tout pour sauver les otages. Mais, il faut aussi avoir à l'esprit qui sont ces terroristes », a-t-il conclu.

Par Mathieu Olivier (@MathieuOlivier)

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