Le pouvoir centrafricain et les rebelles de la coalition Séléka, réunis à Libreville (Gabon) sont arrivés à un premier accord, vendredi 11 janvier en début d'après-midi. Le cessez-le-feu a été accepté par les rebelles, en échange de la formation d'un gouvernement d'union nationale.
À Libreville, au troisième jour des négociations entre le pouvoir centrafricain et les rebelles de la coalition Séléka, qui maîtrisent près des deux-tiers du pays, un accord a été trouvé, ce vendredi 11 janvier en milieu de journée. L'accord politique de Libreville sur la résolution de la crise a été signé vers 14 heures.
L'accord valide la mise en place d'un gouvernement d'union nationale et décide de la dissolution de l'Assemblée nationale. En sortant de la salle de réunion, le chef de l'État, François Bozizé, a proposé aux rebelles de la Séléka de rentrer avec lui à Bangui pour former, dès demain, le nouveau gouvernement. Un nouveau Premier ministre issu de l'opposition démocratique sera nommé, selon l'accord lu devant la presse. Des élections législatives seront organisées dans 12 mois.
Les rebelles ont donné leur accord de principe à un cessez-le feu. La rébellion abandonne son exigence d'un départ immédiat de François Bozizé du pouvoir.
Ils avaient également réclamé le départ des troupes sud-africaines. Une revendication accordée puisque l'accord prévoit « le retrait de toutes les forces militaires étrangères » de Centrafrique, sauf les troupes de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac).
« Nous allons donner notre accord de principe pour un cessez-le feu d'une semaine et observer (la) bonne foi (du président Bozizé)», avait déclaré le porte-parole de la coalition, Florian Ndjadder.
(Avec AFP)

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