Des membres de la police sud-africaine font face le 9 janvier 2013 à des ouvriers agricoles en grè
© AFP-Rodger Bosch
La police sud-africaine a répondu par des tirs de balles de caoutchouc aux jets de pierre des ouvriers agricoles en grève, mercredi 9 janvier, à De Doorns, dans la région du Cap.
Dans la ville de De Doorns, dans la région du Cap, les ouvriers agricoles ont relancé une grève, mercredi 9 janvier, pour réclamer une augmentation de leur salaire journalier de 70 à 150 rands (6 euros à 13 euros).
Alors que les manifestants ont voulu franchir un barrage de la police qui interdit l'accès au centre-ville, des incidents sont survenus. Selon la police, ils étaient environ 3 500.
La route principale menant vers la ville avait été fermée par la police, renforcée par deux véhicules anti-émeutes et plusieurs camions de transport de troupes. Cette dernière a tiré des balles en caoutchouc sur les manifestants qui leur lançaient des pierres.
Des échauffourées étaient en cours en fin de matinée, les groupes de grévistes se déplaçant rapidement entre les fumées de feux allumés sur le bord de la route, sur une chaussée jonchée de balles en caoutchouc, dans le fracas d'un hélicoptère de police survolant la zone.
Contexte social tendu
L'Afrique du Sud s’inquiète du conflit social en cours, qui rappelle les grèves sauvages des mineurs en août et septembre derniers. Ces grèves et les manifestations liées s'étaient soldées par une soixantaine de morts, dont 34 grévistes abattus par la police à Marikana.
La grève des ouvriers agricoles a, elle, débuté en novembre, et s'est rapidement accompagnée de violences. Deux personnes avaient été tuées dans des affrontements entre police et manifestants, tandis que des vignobles, du matériel agricole et des entrepôts avaient été incendiés et de nombreuses routes fermées. Après une trêve de plus d'un mois, le mouvement a repris ce mercredi.
Environ 40% des ouvriers agricoles avaient pris leur travail comme prévu mercredi matin dans la région, selon le secrétaire régional du syndicat agricole James Cornelius.
M. Cornelius a cependant affirmé que le mouvement continuerait jusqu'à ce que les fermiers entendent les revendications de leurs ouvriers. « Nous resterons en grève jusqu'à ce que nous ayons nos 150 rands par jour », a-t-il déclaré.
Le gouvernement a refusé d'intervenir, arguant du fait que la loi prévoit que le salaire minimum ne peut être relevé qu'une fois par an, et que la dernière augmentation datait de mars 2012.
(Avec AFP)

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