Le président centrafricain, François Bozizé, tente de reprendre la main dans la crise qui secoue le pays. Il s’est rendu, lundi 7 janvier, à Brazzaville afin de rencontrer son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur entre Bangui et la rébellion du Séléka.
Les rebelles réclament son départ. Mais François Bozizé est bien décidé à user de la diplomatie sous régionale pour rester à son poste. Alors qu’il semble prêt à se rendre aux négociations de Libreville, le président centrafricain a rendu visite au médiateur de la crise en Centrafrique, Denis Sassou Nguesso, à Brazzaville. Le chef d’État congolais doit être l’ordonnateur des négociations qui vont s’ouvrir prochainement au Gabon.
« Nous devons oeuvrer inlassablement à la consolidation de la paix en République Centrafricaine, en amenant le gouvernement et la rébellion armée au dialogue », avait déclaré, samedi 5 janvier, Denis Sassou Nguesso, lors d'une cérémonie de voeux à une centaine de diplomates accrédités, au Congo.
"Il n’a pas les moyens de rester"
Le début du dialogue de sortie de crise était initialement prévu mardi 8 janvier alors que les délégations devaient arriver lundi à Libreville. Mais le porte-parole de la coalition Séléka, Eric Massi, tout en se déclarant prêt à y participer, avait souhaité dimanche un report pour mieux se préparer. Il a continué d'exiger le départ du président Bozizé. « [Son] départ n'est pas négociable. Il ne veut pas partir mais il n'a pas les moyens de rester », a-t-il ainsi déclaré.
En attendant le début des négociations, les rebelles du Séléka se sont encore rapprochés de Bangui. Ils ne sont qu’à 12 kilomètres de Damara, ville considérée comme le dernier verrou avant la capitale centrafricaine.

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