Extension Factory Builder
03/01/2013 à 13:21
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Martin Ziguélé, ex-Premier ministre centrafricain, président du MLPC. Martin Ziguélé, ex-Premier ministre centrafricain, président du MLPC. © DR

Alors que des négociations doivent s’ouvrir le 8 janvier à Libreville au Gabon, l’opposition politique centrafricaine a estimé dans un communiqué rédigé à Bangui le 29 décembre, que toute solution de sortie de crise incluant le maintien à la tête de l’État du président François Bozizé est "vouée à l’échec".

Dans un communiqué rédigé à Bangui le 29 décembre, l’opposition démocratique centrafricaine estime que toute solution de sortie de crise incluant le maintien à la tête de l’État du président François Bozizé est « vouée à l’échec ». Le document auquel Jeune Afrique a eu accès est signé par le Mouvement démocratique pour la renaissance et l'évolution de Centrafrique (MDREC) de Joseph Bendounga, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l'ancien Premier ministre, Martin Zinguéle, le Parti pour la transformation radicale et l’intégration des États de Maître Crépin Mboli-Goumba, le Rassemblement démocratique centrafricain de Louis Pierre Gamba, et l’Union démocratique du peuple pour le progrès de Maïtart Djim-Arem.

Considérant que « le Général François Bozizé a perdu toute crédibilité auprès du peuple centrafricain et de la communauté internationale », que son régime est « militairement défait », l’opposition politique exige, comme condition sine qua non de sortie de crise, « la démission du Général François Bozizé et la mise en place d’une transition politique » et des mesures suivantes :

- Suspension de la Constitution
- Dissolution de l’Assemblée nationale
- Démission du gouvernement
- Désignation d’un président de la transition
- Mise en place d’une Assemblée nationale de transition
- Formation d’un gouvernement de transition

Cette transition, dont la durée n’excédera pas 36 mois, prendra fin avec l’organisation d’élections générales auxquelles les signataires de cette proposition de sortie de crise stipulent que « les responsables des institutions de transition (président de la République, président de l’Assemblée nationale, et Premier ministre) s’engageront à ne pas participer.

Négociations

Des négociations doivent se tenir à Libreville le 8 janvier sous l’égide de la communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC). Cette dernière souhaite que ces pourparlers soient élargis à l’opposition démocratique centrafricaine.

Le porte-parole de la coalition Séléka a annoncé mercredi 2 janvier que la rébellion acceptait d’y participer tout en demandant le départ du président Bozizé. Mais la coalition ne semble pas parler d’une seule voix. Quelques heures plus tard, Armel Sayo, un des chefs militaires de la rébellion, assurait sur TV5 Monde qu’ « il est hors de question que le Séléka puisse prendre part à ces discussions. Nous allons mener une lutte et nous irons jusqu’au bout ». « Il y a encore des hésitations au sein du mouvement », confie un membre de la rébellion joint par Jeune Afrique.
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Centrafrique

Centrafrique : Bozizé et les méchants

Centrafrique : Bozizé et les méchants

Le président centrafricain déchu François Bozizé s'estime toujours indispensable à la résolution de la crise dans son pays.[...]

Pacôme Pabandji remporte le prix Rory Peck des JRI pour sa couverture de la crise en Centrafrique

Pacôme Pabandji, journaliste centrafricain de 23 ans, a remporté mercredi  le prestigieux prix Rory Peck, une distinction reconnue dans le monde entier qui récompense chaque année les meilleurs[...]

Biens mal acquis : la Centrafrique dépose plainte à Paris contre Bozizé

La Centrafrique a porté plainte cette semaine à Paris contre François Bozizé, pour obtenir une enquête sur les biens qui auraient été acquis par l'ex-président et son[...]

France - Centrafrique : Bozizé fils toujours sur la brèche

Le fils de François Bozizé, Jean-Francis Bozizé, est dans le collimateur du ministère français des Finances et des Comptes publics. Explications. [...]

RDC - CPI : comprendre le procès Bemba en 5 questions

Après les déclarations finales mercredi et jeudi de l'accusation et de la défense, l'affaire Bemba est désormais mise en délibéré. En attendant le verdict, retour en cinq questions[...]

Centrafrique : grogne des combattants de l'ex-Séléka cantonnés à Bangui

Plusieurs dizaines de combattants de l'ex-Séléka cantonnés à Bangui manifestent jeudi. Ils refusent de quitter la capitale centrafricaine et dénoncent leurs conditions de vie.[...]

Centrafrique : report des élections présidentielle et législatives à juin 2015

Initialement prévues en février 2015, les élections présidentielle et législatives centrafricaines ont été reportées mardi au mois de juin de la même année.[...]

La police de l'ONU augmente la pression sur les fauteurs de troubles à Bangui

La police de la force de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a accentué ces derniers jours ses patrouilles armées dans Bangui pour dissuader miliciens, criminels et pillards de continuer de s'en prendre à une [...]

Les experts de l'ONU pointent le rôle ambigu du Tchad en Centrafrique

Les experts de l'ONU sur la Centrafrique ont rendu public, le 1er novembre, leur rapport final dans lequel ils pointent notamment le rôle ambigu joué par le Tchad depuis le retrait des soldats de la Misca (la force[...]

Centrafrique : des dizaines de civils massacrés, selon Amnesty international

Dans un communiqué publié jeudi, Amnesty International affirme que des dizaines de civils ont été massacrés ces dernières semaines dans le centre de la Centrafrique. L'ONG appelle la force[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers